La Grande Table : patrimoine et histoire au menu

6 septembre 2016 - Par Pierre-Alain Belpaire

Les 16, 17 et 18 septembre prochain, les Jardins de Métis accueilleront la première édition de La Grande Table, un nouveau festival portant sur l’identité culinaire québécoise. Gagnant de la première saison de Les Chefs, Guillaume Cantin fait partie des organisateurs et interviendra notamment lors du Banquet des Origines.

Magazine HRI : Guillaume Cantin, comment est né cet événement ?

Guillaume Cantin : Par la rencontre de différents organismes, de différentes personnalités, de différents passionnés. Cela faisait un moment que l’on voulait réaliser quelque chose qui tournerait autour de l’identité culinaire. On aurait voulu faire ça l’an dernier mais le temps jouait contre nous.

Pourquoi avoir choisi ce titre, La Grande Table ?

La Grande Table, c’est cet espace qui nous réunit, où tout le monde s’assoit et prend le temps de goûter, de discuter, de partager. On veut faire de ce festival un événement très inclusif. L’esprit familial sera très présent.

Quelle sera la spécificité de ce festival ? En quoi se démarquera-t-il des autres événements culinaires ou gastronomiques ?

Notre objectif est vraiment de réaliser une empreinte de la région. On veut insister sur cet aspect régional et pas uniquement sur le plaisir pur que l’on peut avoir en mangeant. Le but de cette Grande Table est aussi d’apprendre, de réfléchir, de provoquer la rencontre entre les producteurs, les restaurateurs, les consommateurs.

Le patrimoine et l’histoire seront très présents durant cet événement. Pourquoi ?

Nous voulons vraiment valoriser le patrimoine culinaire, et en particulier celui du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Plus je lis, plus je me rends compte que j’en sais finalement très peu sur la cuisine patrimoniale québécoise. Elle n’est pas suffisamment mise en valeur. Pour certaines personnes, elle semble moins intéressante car c’est une « cuisine de maison », très familiale. Mais l’intérêt est justement là : retrouver le plaisir du partage, le goût d’autrefois, les recettes oubliées ou inconnues. C’est tellement vaste !

Comment faire pour capter l’intérêt du public, lui faire saisir l’importance de ce patrimoine ?

Avec Michel Lambert et Audrey Simard, avec qui je forme l’équipe de Cuisine patrimoniale du Québec, nous sommes persuadés qu’il faut moderniser les recettes du passé. On va donc détailler les recettes d’antan et les adapter, nous les approprier, leur faire traverser le temps. Une recette datant de l’époque française pourrait sans doute être jugée trop grasse pour nos standards actuels. Eh bien, on va la modifier quelque peu tout en respectant l’esprit, l’idée.

Quel public pensez-vous attirer autour de cette Grande Table ?

Sur les trois jours que durera l’événement, il y aura de la place et des activités pour tout le monde : familles, néophytes, professionnels, « foodies »,… Le programme est vaste, multiple : on organise des conférences, des classes de maîtres, des repas, des discussions, … On veut vraiment rassembler différents types de personnes mais qui ont un intérêt commun pour la cuisine.

Cette Grande Table est une première. Y aura-t-il d’autres éditions dans les prochaines années ? Ou dans d’autres régions ?

Nous voulons nous inscrire dans la durée, que cet événement grandisse au fur et à mesure et pas simplement en faire un gros party unique. À terme, on ne voudrait pas juste cibler une région. On veut tout d’abord se concentrer sur cette première édition et, si tout se passe bien, profiter des rencontres qu’on y aura faites pour bâtir la suite.

(Crédit photo : Facebook La Grande Table / Virginie Gosselin et PixaBay)

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