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Une étude révèle l’impact de la gastronomie québécoise

 
27 mars 2023
Crédit photo: Maison Boire

Les résultats préliminaires d’une étude sur l’impact de la gastronomie québécoise ont été dévoilés hier lors du deuxième rendez-vous annuel de La table ronde qui s’est tenu chez Annette bar à vin à Montréal. Ce collectif se donne pour mission d’accélérer l’essor du secteur de la gastronomie fine qu’il décrit comme un levier de croissance pour la société québécoise, sa culture et son économie.

« Les résultats préliminaires de l’étude que nous dévoilons aujourd’hui confirment l’importance stratégique du secteur de la gastronomie pour le développement du Québec, tant par rapport au rayonnement international de la Capitale-Nationale et de la métropole que pour l’attractivité et le dynamisme des régions, a déclaré Félix-Antoine Joli-Cœur, secrétaire général de La table ronde, dans un communiqué. Les grandes tables contribuent au rayonnement de la culture et de l’identité culinaire québécoise dans le monde, et nourrissent un écosystème d’entrepreneurs authentiques et innovants sur tout le territoire. »

L’étude indique que les restaurants gastronomiques mettent en valeur la richesse culinaire, le territoire et les aliments du Québec. 68 % de leurs menus sont d’ailleurs composés d’ingrédients locaux et 15 % de la carte des vins sont consacrés aux produits d’ici.

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Elle évoque aussi la notoriété des chefs et leur présence médiatique. Parmi les 97 membres du collectif, 75 % ont participé au moins à une émission de télévision et 19 % ont publié un livre de cuisine. Au-delà du rayonnement de leurs tables, cela contribue à l’achat local, au dynamisme régional, à une gestion responsable de l’environnement et à plusieurs causes sociales. L’exemple de Maison Boire à Granby est ainsi donné avec la fondation Semer la Santé que le restaurant a mis sur pied pour encourager la saine alimentation chez les plus jeunes.

Renaissance de la gastronomie

L’étude soutient qu’il y a une renaissance de la gastronomie grâce au rôle accru des jeunes, des femmes et des personnes racisées. Ils sont 88 % en cuisine et 72 % au service à avoir moins de 35 ans ; 18 % des chefs du Québec sont des femmes et 16 % du personnel de cuisine est racisé.

55 % des membres de La table ronde ont ouvert un restaurant au cours des cinq dernières années. Et malgré les conditions financières précaires, ils sont 78 % à estimer que leur établissement demeurera ouvert plus de 10 ans.

La pénurie de main-d’œuvre entraîne cependant chez 44 % d’entre eux une baisse des heures d’ouverture et freine leur croissance. Les fermetures prolongées durant la pandémie se sont traduites par un exode du personnel qualifié. 59 % du personnel de service et 54 % en cuisine sont aujourd’hui non formés.

L’avenir de la gastronomie reposerait sur l’amélioration du cadre d’affaires des restaurants et sur une accessibilité accrue des produits locaux recherchés par une clientèle de plus en plus curieuse et gourmande. L’accessibilité des produits québécois passerait aussi par une diversification des activités des restaurateurs, notamment par le prêt-à-manger qui a pris de l’ampleur avec le contexte sanitaire, mais qui a connu une forte baisse faute de main-d’œuvre. Ils étaient 89 % du collectif à en proposer pendant la pandémie et ils sont aujourd’hui 28 %.

Le document termine en rappelant que 74 M$ sont dépensés annuellement par les touristes hors Québec dans les tables des membres de La table ronde et que ces derniers injectent annuellement 40 M$ dans les produits fins québécois.

À lire aussi : Le collectif La table ronde reçoit 990 000$ du gouvernement

Mots-clés: Québec (province)
Restauration

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