GROUPE D Resto

5 décembre 2016 - Par Marie-Carole Daigle

Franchises : Le succès dépend des bons outils



Il y a un peu plus d’un quart de siècle, J. Daniel Tremblay fondait le groupe D Resto, qui offre des services administratifs complets à ses franchisés. Très actif dans l’Est du Québec (sous les enseignes Mikes, Bâton Rouge, Scores, notamment, de même que La Belle et la Bœuf et Entre-Côte Riverin), l’entreprise s’est donné la mission d’alléger la tâche administrative de ses gérants et associés.

« Il y a encore de la place pour les indépendants, mais ce n’est pas comme avant, commente J. Daniel Tremblay, président-fondateur du groupe D Resto. Gérer une franchise, c’est accéder à une expertise en marketing, à des chefs corporatifs, à un pouvoir d’achat… toutes des choses que l’indépendant doit créer par lui-même. Les restaurateurs qui ont accès à des services comme les nôtres ont le temps de bien s’occuper de leur job : le service à la clientèle ! »

« Au Québec, le marché de la restauration a évolué, poursuit l’entrepreneur. On a connu de mauvaises années, mais c’est en train de se stabiliser. L’arrivée de la loi sur la facturation obligatoire dans le secteur de la restauration a entraîné une saine épuration des commerces. La compétition malhonnête a disparu en même temps que les opérations non déclarées », constate-t-il.

« La restauration reste un commerce de "sous", poursuit J. Daniel Tremblay. Par exemple, il ne faut pas hésiter à faire régulièrement un inventaire matériel. On doit aussi bien calculer les portions et gérer les horaires de près… Le succès vient quand on parvient à donner la meilleure qualité et le meilleur service qui soient au prix prévu, pas moins, pas plus… »

Appelé à commenter l’avenir de la restauration au Québec, J. Daniel Tremblay lance avec conviction qu’il faut instaurer de nouvelles méthodes de travail. « Nous devons par exemple trouver une façon de mieux rémunérer les cuisiniers, illustre-t-il. Une avenue serait de mieux répartir la distribution des pourboires. On pourrait modifier les additions, c’est-à-dire les factures remises aux clients, en y ajoutant une case réservée au pourboire des cuisiniers. Le client pourrait laisser un pourboire pour le service et un autre pour la cuisine, et ce dernier serait redistribué parmi les employés de la cuisine. De cette façon, la pression des salaires des cuisines serait moins forte pour les restaurateurs, et on aiderait à garder nos cuisiniers, non seulement dans nos restaurants mais dans le métier. Cette proposition nécessiterait un changement dans la loi et devrait être proposée par l’ensemble des restaurateurs par l’entremise de l’Association des restaurateurs. »

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