A5 : La force du nombre

5 décembre 2016 - Par Véronique Harvey

Comptant une quinzaine d’établissements sous sa gouverne, le groupe A5 Hospitality est devenu un joueur important dans le domaine de la restauration et des bars à Montréal. Depuis 2001, les cofondateurs de l’entreprise, Alex Besnard et Patrick Hétu, s’efforcent de développer des concepts uniques, qui répondent aux besoins des Montréalais. A5 se veut donc un bâtisseur et opérateur de bars et restaurants. Depuis leurs débuts, les deux hommes d’affaires ont chapeauté le Flyjin, l’APT. 200, le Mayfair, Le Confessionnal, le Jatoba et le Fitzroy, pour n’en nommer que quelques-uns. Mais pour ce faire, les entrepreneurs se sont associés à de nombreux partenaires, car rien n’égale la force du nombre, selon eux.

Chaque établissement possède donc ses partenaires externes et, l’an dernier, le groupe A5 a accueilli un troisième membre dans ses rangs : Pierre Jacques Goupil. Ainsi, le trio pense maintenant à élargir son offre en pénétrant de nouveaux marchés et en développant son expertise dans d’autres champs, dont la consultation

Modèle multiconcept

Le modèle d’affaires multiconcept proposé par le groupe A5 présente de nombreux avantages, mais le principal demeure la flexibilité qu’il offre aux entrepreneurs. « Il n’y a pas deux marchés pareils, deux adresses semblables… Donc à moins d’être une chaîne d’envergure, ce serait de se tirer dans le pied que de faire le même concept deux fois. Ça nous pousse à rester à l’affût, polyvalents et diversifiés », explique Alex Besnard.

« Dans les grandes chaînes, si le produit bat de l’aile, ça se répercute sur toutes les succursales. À l’opposé, quand les commerces sont tous indépendants et qu’il y en a un qui fonctionne moins bien, ça n’impacte pas les autres et ça ne déstabilise aucunement l’organisation », poursuit Patrick Hétu.

Évidemment, il y a toujours deux côtés à une médaille. Ainsi, les deux partenaires affirment qu’un tel modèle d’affaires demande beaucoup plus de gestion, puisque chaque projet est unique et qu’il n’existe aucun manuel d’instructions universel.

Oser nuancer

Selon les dires des associés, l’industrie de l’hospitalité au Québec est en très bonne santé… pour ceux qui savent suivre les tendances. « Si tu t’adresses aux 20/25 ans, dans quelques années, ces jeunes-là vont avoir 30 ans et ne s’intéresseront plus à ton produit. Et la nouvelle génération ne prendra pas leur place par défaut, parce que le commerce n’a pas été créé pour elle. Il faut donc se réajuster et écrire une autre histoire. C’est pourquoi notre cycle de vie normal est d’environ cinq ans », précise Alex Besnard, pour expliquer le roulement des commerces à Montréal.

Pour s’inspirer, il a un net penchant pour New York, où les bars comme les restaurants savent stimuler les idées à partir desquelles germent ses projets d’établissement. « Parmi les tendances intéressantes à voir évoluer, il y a notamment les bars qui proposent une offre alimentaire bonifiée, voire gourmande. » On en trouve bon nombre dans la Grosse Pomme, et de plus en plus à Montréal. Merci, A5 Hospitality !

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