Groupe Maurice

5 décembre 2016 - Par Véronique Harvey

Améliorer la qualité de vie de nos aînés, un jour à la fois



QUÉBEC À L’AVANT-GARDE

Après avoir voyagé aux quatre coins du monde pour voir ce qui se faisait ailleurs, l’homme d’affaires confirme que l’industrie québécoise d’hébergement des personnes retraitées n’a rien à envier à nos voisins du Sud, ni même à nos cousins d’outre-mer.

« Au Québec, presque 19 % des personnes de 75 ans ou plus vivent en résidence. Dans les autres provinces, on parle de 5 à 8 %. C’est énorme comme différence. C’est donc dire qu’on fait quelque chose de mieux que ce qui se fait ailleurs. Ce n’est pas juste culturel comme phénomène », assure-t-il.

« Ici, nos produits sont beaucoup plus gros qu’ailleurs en Amérique du Nord. Ils ont plus d’unités, les logements sont plus grands et plus autonomes. On a beaucoup de services à la carte aussi, plutôt que des forfaits tout compris, et on est axé sur la socialisation et le sans-souci », poursuit-il.

Voilà pourquoi les retraités québécois emménagent davantage en résidences, et ce, de plus en plus jeunes

DE GRANDS DÉFIS À VENIR

Comme la population est vieillissante au Québec (jusqu’en 2040, 30 000 nouvelles personnes atteindront l’âge de 75 ans chaque année), le plus grand défi des résidences pour personnes retraitées sera de subvenir à la demande.

« Si on garde le même ratio de 19 % des aînés qui vivent en résidence, ça veut dire environ 6000 appartements de plus par année, pendant 25 ans. C’est énorme ! », s’exclame Luc Maurice.

Deuxième grand défi à surmonter : les attentes grandissantes des résidents. « Les gens âgés de demain ont des attentes beaucoup plus épicuriennes que leurs parents et leurs grands-parents. Ils s’attendent toujours à plus, mais c’est bien comme ça, car ça force tout le monde à se professionnaliser, à exceller, à être précis, à être… PLUS ! Et ultimement, c’est la clientèle qui va en profiter », conclut-il

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