Mariska Pelletier : « Cette bourse Relais & Châteaux, c’est fou ! »

2 avril 2019 - Par Pierre-Alain Belpaire

La Fondation de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec a dévoilé l’identité des deux diplômés de l’ITHQ qui se sont mérités cette année une bourse Les Grands Chefs Relais & Châteaux : Mariska Pelletier, sortie du programme Pâtisserie professionnelle, et Danny James Perrier, qui a achevé en 2017 sa formation en Gestion Hôtelière Internationale. Décernées depuis 2009, ces bourses sont attribuées par un jury composé de cinq personnalités de l’industrie. D’un montant de 35 000 $, elles « donnent l’occasion à chacun de ces jeunes professionnels prometteurs, d’enrichir son parcours grâce à une année de perfectionnement supérieur dans des établissements haut de gamme à l’international », rappellent les responsables.

Pour postuler à cette prestigieuse et généreuse distinction, les candidats avaient jusqu’à la fin du mois de janvier pour soumettre un dossier contenant lettre de motivation, recommandations et noms des établissements dans lesquels ils souhaitaient évoluer. Chaque postulant devait, en outre, répondre aux trois critères d’admissibilité : avoir achevé un programme à l’ITHQ (en cuisine, pâtisserie, sommellerie, service ou gestion hôtelière), posséder au minimum une année d’expérience depuis la fin de son cursus et avoir obtenu son diplôme voici moins de cinq ans.

« Et dans mon cas, il était moins une !, sourit Mariska Pelletier, diplômée en … 2014. Les années précédentes, je ne me sentais pas prête, mon dossier n’aurait pas été assez solide. Mais vu mes récentes expériences professionnelles et comme c’était ma dernière chance, j’ai eu envie de postuler. » Passée notamment par les cuisines du Mousso et du Helena, Mariska a aujourd’hui intégré les équipes de la nouvelle Tanière, à Québec. Quelques réputées adresses qui ont sans doute pesé de tout leur poids lorsque le jury a dû prendre sa décision finale.

Trois établissements, trois objectifs

Dans les prochains jours, la lauréate contactera les établissements qu’elle avait sélectionnés au terme de minutieuses recherches et de réfléchies comparaisons. « J’espère évidemment avoir des réponses positives des trois », souffle-t-elle. Si tout va bien, la jeune Montréalaise de 26 ans devrait donc poursuivre son apprentissage dans les coulisses de la boulangerie danoise Hart Bageri et des établissements Relais & Châteaux Chila, en Argentine, et Mugaritz, en Espagne.

« Le premier, j’en ai beaucoup entendu parler. En tant que pâtissière, je suis évidemment et naturellement passionnée par la boulangerie. Mais je n’ai pas voulu me limiter à cet univers. Par exemple, la deuxième adresse, le Chila, est très axée "produits" : j’aimerais y faire un stage en cuisine afin de voir les choses différemment, pour avoir un autre bagage, car j’estime que les cuisiniers et les pâtissiers ne pensent pas toujours de la même manière, n’abordent pas leur métier de la même façon. Le Mugaritz, enfin, m’a séduite par son côté créatif. Leurs équipes veulent inviter le paysage dans leurs plats et ça me parle, ça m’intrigue. »

Afin de réaliser ce triple souhait, Mariska Pelletier est prête à mettre entre parenthèses sa carrière québécoise, sans doute dès l’automne. Prévenu, son chef actuel semble parfaitement s’accommoder de cette situation et n’a d’ailleurs eu de cesse de l’encourager à tout faire pour décrocher cette bourse. Il faut dire que François-Emmanuel Nicol connaît l’importance de cette récompense : il avait lui-même été honoré par la Fondation ITHQ en avril 2015 !

« Cette bourse Relais & Châteaux, ce sera évidemment du plus bel effet sur mon C.V., poursuit la récipiendaire, mais c’est surtout l’occasion d’intégrer des établissements exceptionnels. C’est tout un honneur. J’ai encore un peu de mal à réaliser ce qui m’arrive. C’est fou ! »

Initialement attirée par le monde des arts, Mariska Pelletier aura finalement eu la piqûre pour celui de la gastronomie. Et ne le regrette nullement aujourd’hui. « Je m’amuse, j’apprends, je crée », se réjouit celle qui n’hésite pas à surprendre les convives, avec par exemple des desserts à base de panais, de betteraves ou de champignons. « Au début de ma carrière, le métier de pâtissier était un peu mis sur le côté, on faisait moins partie de la cuisine. Désormais, on est membre à part entière de l’équipe, on nous fait peut-être davantage confiance. Et c’est normal : c’est notre plat qui laisse le dernier souvenir, la dernière impression au client. Autant que ce soit donc une note positive… »

Pour suivre la Fondation de l’ITHQ :

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