Main-d’œuvre en restauration : Québec mise sur la formation continue

 
23 juin 2020 | Par Pierre-Alain Belpaire

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet a rappelé ce mardi matin, dans l’antre du Grand Marché de Québec, l’importance de la formation. « Vous savez à quel point ça me tient à cœur, le rehaussement des compétences des travailleurs au Québec, a-t-il confié. Il y a un défi de main-d’œuvre que nous avions avant la pandémie et qui va persister après la pandémie. […] Le secteur de la restauration n’a jamais été épargné, notamment les cuisiniers, les chefs, les sous-chefs. Et les restaurateurs ont eu toujours une problématique particulière pour non seulement retenir, mais aussi combler des postes vacants. »

Devant notamment les représentants de la Société des Chefs, Cuisiniers et Pâtissiers du Québec (SCCPQ), du CFP Fierbourg et de l’Association hôtelière de la région de Québec, l’élu a dévoilé les détails du nouveau Programme de renforcement collectif des compétences de la main-d’œuvre. Un montant de près de 320 000 $ sera destiné à bâtir Formation Chef, un projet de formation continue en entreprise dans le milieu de la restauration.

Dans le cadre de cette formation en alternance études-travail, quelque 24 cuisiniers déjà en emploi recevront une formation afin de combler les postes de chef et de sous-chef dans les établissements de la Capitale-Nationale. Le programme, étalé sur 27 semaines, prévoit 194 heures en classe, dans les installations de l’École hôtelière Fierbourg, et 181 heures de stage. « Cette formation sera bénéfique pour permettre d’accéder à des salaires supérieurs et permettra aux restaurateurs de fidéliser leur main-d’œuvre », a conclu le ministre, rappelant au passage que, si la restauration est un « pan important de notre économie », la profession de chef est celle « la plus en demande sur l’ensemble du Québec ».

Si les représentants de l’industrie présents lors du point presse ont chaudement applaudi l’annonce, ils n’ont pas manqué d’indiquer au ministre Boulet que d’autres programmes et d’autres promesses devront immanquablement suivre. « J’espère que c’est juste le début de notre collaboration avec le gouvernement du Québec parce nous aurons besoin de cet appui dans les prochaines années, a ainsi lancé Daniel Vézina, chef fondateur du Groupe Laurie Raphaël. Nous avons besoin du soutien en milieu de travail pour la reconnaissance et la valorisation de notre métier et ça passera par des programmes comme celui-ci, qui visent à améliorer les compétences de nos futurs sous-chefs et chefs cuisiniers. Plus de compétences veut dire aussi meilleur salaire, et donc plus de motivation ! » Mais également gain de temps et d’argent pour les propriétaires et gestionnaires de restaurants. « Vous ne savez pas, M. Boulet, comment on peut dépenser de l’argent en formation dans un restaurant en une année ! »

(Crédit photo : aurusdorus / pixabay)

Mots-clés: 03 Capitale Nationale (Québec)
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