Annie Caron : « J’avais envie de contribuer à quelque chose d’important »

24 mai 2019 - Par Marie-Ève Garon

Le 66e Gala de la Présidence de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec (SCCPQ) avait lieu ce dimanche, à l’hôtel Le Concorde de Québec. Au total, 10 prix ont été remis afin d’honorer les chefs, cuisiniers et pâtissiers s’étant le plus démarqués au cours de l’année, dans l’une ou l’autre des 13 régions administratives représentées par la SCCPQ.

Lors de l’événement, Annie Caron a reçu les honneurs, dans la catégorie Chef santé de l’année, sous les applaudissements de plus de 270 professionnels de l’industrie. « De recevoir la reconnaissance de mes pairs, après avoir travaillé toute seule et si fort durant les sept dernières années, c’est indescriptible, confie-t-elle, infiniment touchée de s’être illustrée dans cette prestigieuse catégorie. C’est un immense honneur pour moi ! »

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Annie Caron a toujours eu un intérêt marqué pour la cuisine et les plaisirs de la table. Il y a 10 ans, le projet d’effectuer un virage professionnel, pour fonder une école de cuisine santé, se met en branle. « Après 16 ans en tant que directrice des ventes d’une compagnie de meubles canadienne, je sentais que j’avais fait le tour du jardin. Même si j’avais adoré exercer cette fonction, j’étais fatiguée d’être toujours sur la route et j’avais envie de contribuer à quelque chose qui me semblerait important », note celle qui se considère comme une véritable épicurienne.

En quête d’un monde meilleur

Ces années à l’extérieur de la maison lui donnent l’occasion de visiter plusieurs des meilleurs restaurants du Canada et des États-Unis, mais c’est une cure axée sur l’alimentation vivante qui provoque le déclic. « Ça a transformé mon énergie et mon esprit. J’ai donc adopté ce mode de vie et je me suis sentie rajeunir de 20 ans. À ce moment-là, je me suis dit : "Pourquoi ne pas lancer ma propre entreprise afin d’aider les gens à mieux s’alimenter et leur redonner le goût de cuisiner santé ?" C’est là que mon projet est né. »

Dans le but de rejoindre une large clientèle, la chef-enseignante diversifie ses formations et ses activités dans toutes les sphères de la saine alimentation. « J’ai vraiment développé mon créneau qui s’articule autour de thématiques ayant trait à la santé. Si je décide de faire un cours sur les mijotés de bœuf ou les sauces, personne ne s’inscrira », sourit-elle.

Dans la dernière année, Annie Caron fait énormément de recherche sur le flexitarisme (cuisine végétarienne flexible) et publie un ouvrage à ce sujet où elle offre des solutions pratiques pour manger moins de viande. (*) « J’ai créé un livre de recettes végétariennes où je propose une protéine animale en option. C’est un coffre à outils qui permet de faire plaisir à chaque membre de la famille, qu’il soit végé ou non. » Elle envisage maintenant de mettre au point des conférences et des ateliers en entreprise.

Après avoir porté plusieurs chapeaux, la femme d’affaires ressent le besoin de s’entourer et de déléguer davantage pour continuer à prendre soin d’elle et des siens. « Mener ma barque toute seule et devenir "spécialiste" de toutes les sphères de mon entreprise fut assurément un de mes plus grands défis. Mais c’est aussi ce qui me rend le plus fière : avoir bâti ce projet de A à Z. Ça prend du temps, beaucoup de temps, mais ça en vaut tellement la peine. Peu importe ce qu’on fait dans la vie, l’amour de son métier est primordial. »

((*) Son ouvrage, Vive le flexitarisme, est disponible en librairie depuis le mois de mars dernier.)

(Sur la photo fournie par J’EM événements : Annie Caron accompagnée d’un représentant de l’entreprise Bonduelle)

Pour suivre Annie Caron cuisine santé :

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