Radicelle : « Tout est question d’équilibre... »

13 septembre 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

  • Ouverture officielle : 26 juin 2018
  • Nombre de places : 89
  • Propriétaires  : Simon Desrosiers, Samuel Sauvé-Lamothe, Flavie Forest
  • Designer : Sonia Déry

C’est sur les ruines encore fumantes du Sir Joseph que s’est ouvert, au début de l’été, le Radicelle. Derrière ce nom champêtre se cache un joyeux trio au sein duquel chaque membre joue un rôle bien précis. Au sommelier Simon Desrosiers la gestion de la cave et de la carte des liquides. Au chef Samuel Sauvé-Lamothe la construction des plats colorés et goûteux. À sa compagne Flavie Forest l’organisation de la salle-à-manger. « Et bien d’autres tâches connexes…, reconnaît le cuisinier. Flavie a travaillé avec moi au Laurie Raphaël, elle a une excellente vision de ce qui fonctionne ou non en cuisine. Simon est très pointilleux, il veille aux moindres détails. Au final, on forme une équipe complète. Tout est question d’équilibre... »

Mur de briques pâle et larges fenêtres, comptoirs de béton et tables basses, luminaires et accessoires signés Sonia Déry, le décor du Radicelle se veut chic et décontracté. « Comme nos assiettes, sourit le chef. Sans nappes blanches, pas trop guindé. Cette convivialité, on l’entretient aussi en prenant le temps de discuter avec les convives, de leur expliquer le parcours de tel produit ou l’origine de tel plat. »

Boursier ITHQ couvé durant près de trois années par le chef Daniel Vézina, Samuel Sauvé-Lamothe sait qu’il est aujourd’hui attendu au tournant. « L’entente avec Daniel était excellente. Il m’a beaucoup appris, notamment au niveau technique. Mais je sentais qu’il était temps que je me mette à voler de mes propres ailes. Je sentais que j’étais mûr pour ce nouveau projet. »

Pour impressionner gourmands et critiques, le cuisinier mise sur son produit fétiche, le légume, qu’il découvre et redécouvre lors de ses multiples visites sur les marchés. « J’y vais à l’instinct, à l’intuition. Si je tombe sur des artichauts merveilleux et, un peu plus tard, sur des champignons, je vais vouloir les associer, les travailler, les sublimer. Le vrai défi, c’est de parvenir à étonner avec de simples légumes. » Le jeune homme ne délaisse pas pour autant les autres produits de la ferme, qu’ils soient bovins ou porcins. « Dans le cas de ces protéines délicieuses mais dispendieuses, le défi est différent : il faut parvenir à mettre en valeur ces produits locaux et raffinés sans faire exploser la facture. »

Car Samuel Sauvé-Lamothe et ses acolytes se sont donné pour mission et objectif de proposer des plats à des prix « plus que raisonnables ». « On veut que les gens se fassent plaisir mais surtout qu’ils reviennent. On ne veut pas avoir l’impression de leur tirer leurs derniers sous. »

Depuis fin juin, les clients semblent séduits par ces plats audacieux et un concept qui l’est tout autant : le Radicelle ne désemplit pas. « On a, pour l’heure, un public encore très local, très "Plateau Mont-Royal", composé de jeunes familles, de voisins et d’amis, poursuit Samuel. Mais on remarque que grâce au bouche-à-oreille et à quelques bons articles, notre restaurant attire de plus en plus de curieux, que notre public s’élargit. C’est une superbe aventure... »

(Crédit photo : Photos fournies par le Radicelle)

Radicelle , 4902 St-Laurent, Montréal, QC :

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