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Mesurer la qualité de l’air pour rester ouvert

 
31 août 2021 | Par Sophie Poisson
Crédit photo: Clear Inc.

Si la qualité de l’air était déjà à l’étude avant la pandémie, l’enjeu est d’autant plus grand aujourd’hui. Plusieurs projets prennent ainsi de l’ampleur, dont celui du collectif COVID-STOP, qui installe des capteurs de CO2 dans des restaurants et autres établissements où se déroulent des rassemblements intérieurs. L’objectif est d’éviter des éclosions et de démontrer l’importance de la ventilation dans le contrôle de la pandémie. « C’est une façon peu coûteuse de combattre le virus, assure la physicienne et coordonnatrice scientifique de COVID-STOP, Nancy Delagrave, à Radio-Canada. Et ça va fonctionner, peu importe le variant. Si on avait investi 1 % de l’énergie qu’on a mise dans la vaccination sur la ventilation, on serait ailleurs... »

Nina Djavanmard, propriétaire du café montréalais Byblos, garde les fenêtres grandes ouvertes cet été, mais elle se pose des questions sur la qualité de l’air en hiver. Elle a donc accepté de participer au projet pilote et espère que cette mesure permettra de protéger ses employés, en plus de convaincre le gouvernement de garder les établissements ouverts même si le nombre de cas venait à augmenter.

Les capteurs ont été conçus avant la pandémie pour aider les agriculteurs américains à optimiser la croissance des plantes dans les serres. Ils mesurent les taux de CO2 toutes les 15 minutes et les données sont stockées dans un nuage informatique. Sur place, si la lumière est verte alors les niveaux sont sous les 1 000 ppm (particule par minute) et s’ils sont supérieurs aux normes recommandées alors elle passe au rouge. Le taux de CO2 peut être un indicateur de la quantité de particules virales présentes dans l’air.

Nancy Delagrave rappelle que plus un virus est contagieux et plus le taux de CO2 doit être bas pour éviter la transmission : « Avec le variant Delta, les études montrent que la charge virale est 1 000 fois supérieure à la souche originale. Donc il est mieux de viser des taux plus bas. »

Certification Clear

Le Vogue Hôtel Montréal est à présent certifié Clear. Il dispose ainsi d’un système hydro-optique en vue d’offrir une eau de qualité pharmaceutique à 99,99 % microbiologiquement pure à chaque robinet. Il est également doté d’une technologie de purification de l’air pour nettoyer et désinfecter l’air intérieur, tout en surveillant avec vigilance sa qualité en temps réel.

Quelque 27 indicateurs sont ainsi monitorés par l’entreprise torontoise Clear Inc., créée en 2021, qui intervient si des irrégularités ou des problématiques sont observées, en plus d’assurer l’entretien mensuel. Les données sont accessibles aux clients de l’hôtel sur l’écran de télévision installé dans le lobby ou celui de leur chambre ainsi que sur l’application Clear.

« La confiance des clients repose sur le fait d’offrir une expérience agréable et mémorable, mais aussi un environnement sain et sécuritaire - et cela commence par s’assurer que nos espaces intérieurs contribuent à la santé et à la sécurité de tous », soutient le fondateur et président de Clear Inc., Gil D. Blutrich.


Système hydro-optique développé par Clear Inc. - Crédit photo : Clear Inc.

Impacts sur la santé et l’économie

Il souhaite lutter contre le syndrome des bâtiments malsains et autres maladies liées aux bâtiments pour réduire le risque d’exposition à des virus, agents pathogènes et bactéries dangereux. En plus des impacts sur la santé, il évoque des impacts sur la productivité des travailleurs et sur l’économie.

« Nos recherches montrent que les voyageurs sont aujourd’hui prêts à payer jusqu’à 19 $ supplémentaire par nuit pour séjourner dans un hôtel qui assure un environnement sécuritaire. Je veux vraiment créer un impact parce que pour moi, avoir de l’air et de l’eau de qualité est un droit et non un privilège, c’est pourquoi le coût de ma technologie pour un hôtelier est minimal, autour de 30 ¢ la nuit. »

Des discussions sont en cours avec d’autres hôtels pour implanter les systèmes d’air et d’eau Clear. Gil D. Blutrich prévoit également d’ouvrir son propre hôtel à Toronto qui disposera de technologies supplémentaires, par exemple un système de désinfection des chambres à base de rayon UV et un système sans contact pour pouvoir accéder à la chambre, allumer la lumière ou la télévision à partir de son cellulaire.

Pour suivre Clear Inc. :

Mots-clés: 06 Montréal
Hygiène et salubrité
HRI - Général
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