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Les besoins alimentaires dans les écoles en forte hausse

 
1er novembre 2023
Crédit photo: Club des petits déjeuners

Le nombre d’enfants ayant besoin d’aide alimentaire dans les écoles est croissant, au point où le Club des petits déjeuners a besoin d’un coup de pouce pour répondre à la demande. De 2019 à 2023, le nombre d’enfants rejoints par l’organisme est passé de 40 000 à 79 000. Et la liste d’attente s’allonge, fait valoir Marie-Claude Bienvenue, vice-présidente aux relations gouvernementales et municipales au Club des petits déjeuners.

Avec la hausse du prix des aliments, des besoins jadis ponctuels sont devenus récurrents ; des familles ont peine à joindre les deux bouts et des enfants doivent ainsi se rendre à l’école le ventre vide le matin, rapporte Mme Bienvenue. « On n’est pas capable en ce moment de pouvoir répondre aux nouvelles demandes qui nous sont faites », déplore-t-elle. Entre autres, 70 écoles attendent la mise en place d’un programme de petits déjeuners.

Dans l’ensemble du Québec, 1168 écoles ont un « indice de milieu socio-économique de 8, 9 ou 10", c’est-à-dire qu’elles sont parmi les milieux scolaires les plus défavorisés. Le Club des petits déjeuners est présent dans plus de 500 établissements, « mais plus de la moitié, soit 668 écoles, ne peuvent pas compter sur ce soutien essentiel », rapporte l’organisme.

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Montréal, la région la plus touchée

En nombre, c’est la région de Montréal qui est la plus touchée, avec 68 600 enfants qui n’ont toujours pas accès à un programme de petits déjeuners. Les banlieues ne sont pas à l’abri, puisque Lanaudière aussi est touchée, avec 14 500 enfants qui n’ont toujours pas accès à un programme de petits déjeuners et la Montérégie avec 28 500 enfants dans la même situation.

Mais en proportion, ce sont les régions du Bas-Saint-Laurent et du Centre-du-Québec qui sont les plus touchées, avec respectivement 3700 et 6600 enfants qui n’ont toujours pas accès à un programme de petits déjeuners.

Un appel au gouvernement

Pour répondre à la demande et libérer la liste d’attente, le Club des petits déjeuners réclame 73,5 millions $ sur cinq ans au gouvernement du Québec.

« Ce qu’on demande au gouvernement, c’est de poser un geste vraiment important, significatif au prochain budget, pour qu’on puisse pallier à ces deux éléments-là, c’est-à-dire pallier à la liste d’attente, mais également donner les moyens au milieu scolaire d’avoir une offre de petits déjeuners pour que tous les enfants puissent partir sur un pied d’égalité », a résumé Mme Bienvenue.

Elle rappelle que le petit déjeuner a une influence sur la capacité d’apprentissage de l’enfant et sur son stress. Aussi, « il crée un climat positif à l’école » et « permet de démarrer la journée dans le calme ». Financièrement, il permet aussi de « diminuer la pression sur les enfants et les familles ». De même, il a une importance du point de vue des frais de santé en général, fait-elle valoir. « Ça va bien au-delà de l’apprentissage ; ça dépasse l’estomac », conclut Mme Bienvenue.

(avec La Presse Canadienne)

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