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Laurence Crevier, lauréate de l’AQFORTH : « J’ai déjà hâte de redonner à la relève ! »

 
19 avril 2022 | Par Sophie Poisson
Crédit photo: Laurence Crevier

Laurence Crevier a remporté le 7 avril dernier le prix Études Universitaires et le prix Coup de cœur du jury lors des Grands prix de la relève de l’Association québécoise de la formation en restauration, tourisme et hôtellerie (AQFORTH). Sa passion est l’élément qui a séduit les membres du jury. « Et ma volonté à vouloir redonner, ajoute l’étudiante. J’ai déjà hâte de redonner à la relève alors que je fais encore partie de la relève ! »

Son parcours a commencé par des échanges avec une amie de sa famille qui travaillait dans l’hôtellerie après avoir fait des études à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Laurence s’est aperçue que le secteur correspondait à sa personnalité, à commencer par le travail d’équipe. Ayant préalablement étudié en santé, elle retrouvait aussi la possibilité de prendre soin des autres : les accueillir, assurer leur confort, faire de leur séjour un succès... Son goût pour les voyages, la découverte de nouvelles cultures et l’apprentissage des langues ont fini par la convaincre.

Originaire de la Rive-Nord, elle s’est inscrite en 2017 au Diplôme d’études collégiales en Gestion hôtelière internationale de l’ITHQ, puis au BAC en Gestion du tourisme et de l’hôtellerie - qu’elle est actuellement en train de terminer. « C’est un domaine que je ne connaissais pas du tout, donc je ne m’attendais à rien, et en même temps je m’attendais à tout ! sourit Laurence Crevier. J’ai appris à le découvrir graduellement. L’ITHQ permet de commencer par la base, avec les opérations, puis de monter avec de la gestion. J’ai découvert un très beau milieu de passionnés. »

Des expériences sur le terrain

Elle a mis en application ses cours à travers différents stages. Elle a commencé par les opérations : en restauration pendant quatre mois au Kananaskis Mountain Lodge, en Alberta, où elle offrait un service aux chambres en plus d’être hôtesse et serveuse, puis en hôtellerie pendant trois mois à la réception de l’Hôtel Cannes Montfleury, en France.

« J’ai choisi de diversifier mes stages, car je suis très polyvalente et j’aime apprendre. Je voulais prendre de l’expérience, voir comment ça se déroule dans chaque département et trouver celui qui me convient le mieux. J’ai opté pour la restauration car j’aime quand ça bouge, puis pour la réception car c’est le cœur de l’hôtel », explique l’étudiante. Elle a aussi pu observer les différences entre provinces et pays - elle considère par exemple que le rythme est plus détendu dans l’Ouest canadien.

Son stage final de DEC en 2020 à l’Hôtel Marriott Terminal Aéroport de Montréal a duré seulement deux semaines à cause de la pandémie. Celui pour le BAC est prévu d’ici quelques semaines, en gestion à l’Hôtel Sheraton à Laval, où elle commencera sa carrière professionnelle.

« J’ai envie de travailler dans des hôtels de plus de 100 chambres comme l’Hôtel Sheraton à Laval où il y a de l’action, notamment avec un Centre des congrès, affirme Laurence Crevier. Je suis aussi intéressée par les quatre étoiles et plus qui ont des services plus développés, ce qui amène à passer plus de temps avec les clients. » Elle ajoute que le Sheraton fait partie du groupe hôtelier Marriott, dont l’envergure offre plusieurs possibilités d’évolution de carrière, notamment à l’étranger.

Étudiante en pleine pandémie

Étant étudiante en pleine pandémie, elle témoigne de différents parcours menés par la relève : « J’ai quelques collègues qui se sont dirigés vers d’autres activités. Par contre, plusieurs ont plutôt choisi de poursuivre leurs études – par exemple avec un BAC - ou encore de décrocher des certificats, pour se spécialiser en ventes ou marketing, entre autres. Ce n’est pas la majorité, mais une bonne partie de mes collègues sont encore dans le milieu malgré tout. »

Elle considère que si des choses restent à améliorer, comme les horaires de travail et leur flexibilité, plusieurs établissements travaillent déjà dessus et ces points existaient avant la pandémie. Elle souhaite aussi que les avantages de la profession soient davantage mis de l’avant, notamment la possibilité de voyager et la clientèle « qui est de bonne humeur dans la majorité des cas ». Laurence est confiante pour son avenir, avec de nombreux postes disponibles. Le fait d’être diplômée en gestion accentuerait encore plus cette tendance, mais elle se veut prudente et désire monter les échelons progressivement, quitte à refuser des offres d’emploi.

Participer à des concours

Quant à sa participation aux Grands prix de la relève, elle fait suite à une invitation d’une collègue qui a été lauréate l’an passé. « Ce sont des prix très studieux qui sont reconnus pour la qualité des candidatures et le soin porté à la sélection des gagnants, souligne Laurence Crevier. Jusque là, j’avais l’impression que mon implication n’était jamais assez grande pour déposer ma candidature, mais dans les deux dernières années, j’ai eu la chance de participer à plusieurs compétitions. »

La pandémie a réduit ses occasions de travailler dans le secteur, donc pour continuer à rencontrer des acteurs de l’hôtellerie, développer de nouvelles compétences et travailler en équipe, elle a choisi de s’impliquer dans des concours. Elle a d’abord participé à une compétition étudiante, puis l’année suivante, elle a rejoint le comité organisateur de la Compétition hôtelière pour les Meilleurs talents en leadership (MTLHC) qui met au défi des étudiants en hôtellerie des quatre coins du monde. « Cette année, ce que j’ai appris le plus, c’est la détermination ! »

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Mots-clés: Relève
Hôtellerie
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