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Devenir propriétaires de trois Tim Hortons à Beauport

 
14 juin 2023 | Par Sophie Poisson
Crédit photo: Courtoisie

Carl Murray et Janick Morin sont depuis le mois dernier les nouveaux propriétaires de trois Tim Hortons à Beauport : dans le Esso de la rue Clemenceau, dans les Promenades Beauport et dans un établissement traditionnel situés tous deux sur la rue du Carrefour. Ils succèdent donc à Mauricio Chevair et Helene Claveau.

« À 51 ans, j’essayais de prendre ma retraite de chef, raconte Carl Murray. J’avais le sentiment d’avoir fait le tour après avoir passé 35 ans dans des cuisines. J’ai fait les quatre coins du Québec, je suis allé en Ontario et en Europe, j’ai fait beaucoup de compétitions culinaires, j’ai représenté mon pays... »

Il a ainsi reçu plusieurs offres d’amis et l’un d’eux est Mauricio Chevair. Il l’a engagé au début de sa carrière, comme serveur, dans son propre restaurant. Mauricio Chevair a fini par quitter l’entreprise pour acheter des Tim Hortons et 22 ans plus tard, il a approché Carl Murray pour qu’il reprenne trois de ses établissements. Il avait envie de passer le flambeau et il voulait choisir le repreneur.

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Le chef s’est tourné vers sa conjointe Janick Morin avant de se décider. « Je suis née entrepreneure, affirme celle qui est depuis dix ans propriétaire de son propre salon de coiffure. Toute petite, j’avais dit à mon père qu’un jour, même en dormant, j’allais faire de l’argent. »

Elle ajoute que peu importe le type d’entreprise, il faut être proche de ses chiffres et des humains. « Il faut être un bon gestionnaire et un bon leader : savoir unir l’équipe et lui donner envie de travailler ensemble. C’est d’autant plus important dans des secteurs comme celui de la restauration où la main-d’œuvre y est un peu plus rare. » Elle s’occupe ainsi de la gestion tandis que son conjoint est sur le plancher.

Les avantages de la franchise

Le couple a entre autres accepté l’offre, car il s’agit d’une franchise. « On est encadré : la formule a été essayée, testée et approuvée. Si ça ne fonctionne pas, on ne nous l’envoie pas », insiste Janick Morin. Et à son conjoint d’ajouter : « C’est de la restauration intelligente : le lundi, c’est le même chiffre que le samedi, et ce, tous les jours de la semaine, toutes les semaines de l’année. » Selon eux, cette constance s’explique par un menu qui plaît à tout le monde, un bon rapport qualité/prix, une bonne vitesse d’exécution. Ils évoquent aussi la facilité à manger tant sur le pouce que dans la voiture, peu importe l’heure.

« Ce que j’aime aussi est que la franchise a vu le jour en Ontario, elle est donc canadienne, et son volet expansion est phénoménal : elle est présente en Chine, aux Émirats arabes unis, au Mexique..., se réjouit l’entrepreneure. C’est intéressant de voir à quel point la franchise a encore envie de grandir et d’apporter du changement parce que tu dois suivre la vague et être un peu instigateur de nouveautés pour être capable de te démarquer et d’avoir une longueur d’avance sur les compétiteurs. »

Le couple souhaite que leurs Tim Hortons deviennent une référence et il veut grandir dans la franchise. Il possède un condominium au Mexique et envisage dans plusieurs années développer une présence sur place. D’autant plus que le fils de Carl Murray, Julian, qui a déjà travaillé comme serveur et cuisinier dans ses établissements et qui finit ses études en gestion de commerce, intégrera l’an prochain l’entreprise en vue de prendre la relève au Québec.

D’ici là, les entrepreneurs souhaitent améliorer la vitesse d’exécution et l’ergonomie pour être plus productifs. Carl Murray souhaite également apporter son expérience de restaurant indépendant. « Dans une brigade de cuisine, tu as des chefs, des sous-chefs, etc. Pourquoi on n’aurait pas ça dans nos Tim Hortons ?! Pourquoi on ne valoriserait pas l’employé de jour, en plus de celui du soir ?! J’aimerais donner plus de responsabilités à tout le monde. » Il aimerait lui-même dans quelques années voir l’usine et éventuellement partager son savoir-faire.

Une main-d’œuvre étrangère

Avoir trois établissements permet de se partager au besoin la marchandise et la main-d’œuvre. Leur fonctionnement requiert une soixantaine d’employés et l’une des façons d’y arriver est de se tourner vers l’étranger, notamment en Espagne, France, Chili, Colombie ou encore Tunisie. « C’est ce qu’il faut parce qu’au Québec, on n’est pas assez nombreux pour être ouvert 24h/24 », fait remarquer l’entrepreneur.

Le couple, qui recourt aux services d’une firme d’avocats, aide avec le billet d’avion, le logement pour trois mois dès leur arrivée, la première épicerie... « On les installe parce qu’on aimerait se faire accueillir de la même façon si on devait changer de pays. Il faut donner au suivant : ne jamais oublier les gens qui nous ont aidés et à notre tour d’en aider. », insiste Carl Murray.

Janick Morin précise que certains ne parlent pas le français, ce qui représente une adaptation supplémentaire, bien qu’elle parle elle-même espagnol. « C’est alors une façon de leur dire "merci" pour la confiance qu’ils nous portent. On va chercher des travailleurs avec un contrat de trois ans, on a donc avantage à les intégrer pour qu’ils aient envie de renouveler leur contrat. Et en attendant, cela nous donne une tranquillité d’esprit pour deux, trois, quatre employés. ». Son conjoint ajoute que c’est très gratifiant pour les collègues d’être au contact de différentes nationalités, d’autant plus qu’ils arrivent avec une joie de vivre.

Mots-clés: 03 Capitale Nationale (Québec)
Achat / Vente
Restauration

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