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LE COMMERCE DU TOURISME, DE L’HÔTELLERIE ET DE LA RESTAURATION

Le BENCHMARKING selon Bennecer, Kuperman et Lamouret

 
29 novembre 2023 | Par Christian Latour | Chasseur de connaissances | Mérici Collégial Privé

LE BENCHMARKING [1]

« Le benchmarking outil de management, d’amélioration permanente de la performance et de la compétitivité, désigne une technique de marketing visant pour une entreprise à observer et à analyser les bonnes pratiques et les performances de l’offre de la concurrence, leader sur le marché afin de s’en inspirer. » — Bennacer et al. (2022, p. 39)

« Ce processus d’analyse comparative interne et externe de la concurrence permet de se positionner par rapport aux pratiques, aux processus organisationnels, décisionnels, stratégiques et opérationnels des concurrents, d’en tirer des apprentissages afin d’améliorer ou de concevoir ses propres mécanismes. » — Bennacer et al. (2022, p. 39)

LES DIFFÉRENTS TYPES DE BENCHMARKING SELON BENNECER ET al. (2022, p. 39-40) :

Le benchmarking interne vise à analyser et à comparer des processus, produits et/ou services au sein d’une même entité ;

Le benchmarking concurrentiel (le benchmarking compétitif) permets, sur un même marché, de comparer une entreprise aux leaders dans un souci de performance ;

Le benchmarking générique permets d’étudier des processus identiques d’entreprises œuvrant sur des secteurs d’activités différents ;

Le benchmarking fonctionnel et horizontal consiste à comparer des fonctions génératrices de valeur ajoutée dans des entreprises non concurrentes, à l’intérieur d’un même secteur d’activité, contrairement au benchmarking horizontal qui vise plusieurs marchés. Il permet un échange de données confidentielles et favorise l’innovation ;

Le benchmarking stratégique mets en évidence des objectifs stratégiques et des pratiques des entreprises le plus souvent concurrentes afin d’en recueillir les meilleurs processus ;

Le benchmarking processus, et organisationnel vise respectivement une mise en évidence des spécificités de certaines opérations, de leur criticité et à faire évoluer certaines activités importantes afin de renforcer la compétitivité de l’entreprise.

LE BENCHMARKING SELON XEROX

« À l’origine le benchmark est un procédé initié dans les années 80 par la division Fuji-Xerox au Japon, en analysant les valeurs intrinsèques de son produit et de ses concurrents japonais. Ce processus de benchmarking compétitif à permis de redéfinir le processus de fabrication afin de réduire considérablement les coûts. » — Bennacer et al. (2022, p. 40)

« David T. Kearns, ex-président de la société Xerox, définit par ailleurs le benchmarking comme “un processus continu et systématique d’évaluation des produits, des services et des méthodes par rapport à ceux des concurrents les plus sérieux et des entreprises reconnues comme leader ou chef de file…”. » — Bennacer et al. (2022, p. 40)

LE BENCHMARKING... CE QU’IL FAUT ÉGALEMENT SAVOIR

« Le benchmarking est source de progrès, enrichit l’intelligence collective de nouvelles compétences, améliore la productivité, la satisfaction client, fait désormais partie intégrante de toute démarche de management par la qualité totale (TQM). La veille permet de collecter de l’information quotidiennement pour faciliter le processus de benchmark. » — Bennacer et al. (2022, p. 42)

« Le benchmarking enrichit l’intelligence collective de nouvelles compétences de nouveaux savoir-faire, savoir-être, outil de motivation pour les collaborateurs, garant de la culture et du projet d’entreprise, il améliore la productivité, accroît la performance globale de l’entreprise, alimente le processus de l’innovation, source de valeur ajoutée, permet de renforcer le positionnement de l’entreprise. » — Bennacer et al. (2022, p. 42)

« Le benchmark, la curation de donnée permet de définir l’orientation stratégique, de segmenter, cibler, positionner. » — Bennacer et al. (2022, p. 53)

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MÉDIAGRAPHIE

Manuel de gestion-réflexion / Christian Latour

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Notes

[1L’ÉTALLONAGE

Selon l’Office québécois de la langue française (l’OQLF), le mot étalonnage est le mot que l’on doit utiliser en français pour remplacer le mot benchmarking.

L’étalonnage (benchmarking) est selon (l’OQLF) une technique de gestion qui consiste, pour une entité, à comparer de façon dynamique la performance de ses propres produits, services, processus ou activités avec la performance correspondante d’autres entités (concurrentes ou non, du même groupe ou non), reconnue comme étant parmi les meilleures.

L’étalonnage a pour objet la recherche continue de processus nouveaux et améliorés par l’intégration des meilleures pratiques ou meilleures méthodes (best practices) et l’évaluation constante des progrès réalisés.

Voir aussi : analyse sectorielle, approche marché, directeur de l’étalonnage, étalon, étalonnage concurrentiel, étalonnage fonctionnel, étalonnage interne, étalonnage passif, étalonner, étude d’étalonnage.

L’emprunt benchmarking est souvent utilisé en français.

Le terme parangonnage a aussi été proposé comme équivalent français.

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