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Activités non essentielles : vers un passeport vaccinal à l’automne ?

 
9 juillet 2021
Crédit photo: Pixabay

Les Québécois pourraient devoir prouver qu’ils ont reçu deux doses du vaccin pour accéder à certains services non essentiels cet automne, si une éclosion et le taux de transmission de la COVID-19 le justifient à ce moment. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé jeudi en conférence de presse à Montréal qu’un passeport vaccinal pourrait être exigé à compter du 1er septembre. Il faut d’abord laisser la chance aux Québécois d’avoir pu obtenir les deux doses requises, a-t-il expliqué.

Il a bien insisté sur l’aspect conditionnel de ce passeport : il ne servira peut-être jamais. Mais si la situation épidémiologique se dégrade et que des éclosions se multiplient, il pourra être requis pour une activité précise, dans un territoire circonscrit. Et il ne sera en aucun cas requis pour des services essentiels comme l’école, l’université ou les soins de santé.

Bref, il ne servira qu’à avoir accès à des activités non essentielles, comme les bars. Le but de ce nouvel outil de gestion de risque ? Éviter un confinement généralisé à l’automne, a martelé le ministre Dubé. Et ça, « ça passe par la vaccination ». « On veut garder des secteurs économiques ouverts. » Le ministre a lancé un appel à la population, lui demandant de prendre rendez-vous, principalement les jeunes de 18-30 ans qui ont moins tendance à se faire vacciner.

« C’est clair qu’en cas d’éclosion, les personnes adéquatement vaccinées auront une situation plus normale, elles vont conserver une vie normale, a-t-il noté. Les personnes qui refusent, c’est leur droit, mais elles doivent savoir qu’en cas d’éclosion dans leur milieu, elles risquent de devoir s’isoler ou de ne pas avoir accès à certaines activités. »

Une charge « minime » pour les commerçants

Évidemment, la gestion de l’accès à ces activités retombe sur les épaules des commerçants. Le ministre Dubé a indiqué être en train de réfléchir à la meilleure manière de procéder. Selon lui, la charge sera « minime » pour eux, sans bureaucratie. Et de toute façon, il croit que les commerces préféreront faire cela que de devoir fermer comme ce fut le cas à quelques reprises depuis le début de la pandémie.

Les commerçants de l’Outaouais auront peut-être plus de difficultés : des centaines, parfois des milliers d’Ontariens traversent la frontière chaque jour et se rendent dans des commerces situés à quelques kilomètres seulement de leur maison. Or, ils n’auront pas en leur possession la « preuve vaccinale du Québec ». Peu importe, ils devront montrer la preuve de vaccination double dose qu’ils auront en leur possession, a souligné le ministre Dubé.

Quant à ceux qui ne peuvent se faire vacciner contre la COVID-19 pour des raisons médicales, le ministre a indiqué qu’une solution serait trouvée pour eux pour qu’ils ne soient pas privés des activités non essentielles qui pourraient être visées par le passeport vaccinal.

Comité et allègements des mesures

Pour sa part, l’Association Restauration Québec (ARQ) se dit prête à accepter ce passeport vaccinal si cela peut éviter un reconfinement qui se traduirait inévitablement par une fermeture des restaurants et des bars.

Mais face aux questions que soulève l’implantation d’un passeport vaccinal, l’association demande au gouvernement de mettre en place un comité le plus rapidement possible pour accompagner l’industrie dans ce défi. Elle demande également que la mise en place d’un passeport vaccinal aille de pair avec la poursuite des allègements des mesures sanitaires actuellement en place dans les établissements du Québec.

(Avec la Presse Canadienne)

Mots-clés: Lois, règlements et permis
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