Les Laurentides

9 mai 2017 - Par Catherine Maisonneuve

Grâce à sa situation géographique enviable, ses lacs et ses montagnes, la région des Laurentides s’est rapidement développée pour devenir un lieu de villégiature de premier choix. On y admire la populaire chaîne montagneuse des Laurentides et le Parc national du Mont- Tremblant, sans compter qu’il s’agit de la région du Québec où l’on trouve le plus grand nombre d’entreprises agrotouristiques. Les Laurentides est aussi la région la plus visitée de la province par les touristes, ce qui lui donne parfois mauvaise réputation auprès des Québécois, qui la jugent trop « touristique ». Toutefois, ce territoire regorge de petits bijoux d’entreprises et de commerces entretenus par des passionnés de l’industrie des HRI qui se démarquent et qui font la fierté de leur région. Zoom sur la partie nord des Laurentides.



Le producteur qui se démarque
Jonathan Sabourin est copropriétaire et maître brasseur de la Microbrasserie du Lièvre. L’entreprise a été fondée en 2003 par sa famille pour greffer un attrait touristique au complexe hôtelier du motel Le Riverain, dont elle était propriétaire. « L’édifice a passé au feu en 2013, et on a dû tout rebâtir. Aujourd’hui, j’ai reconstruit l’hôtel et la microbrasserie, mais ce sont deux adresses différentes », explique le Lauriermontois Les propriétaires ont fait les démarches nécessaires afin d’obtenir les permis artisanaux et industriels leur permettant de vendre leurs bières sur place. Le maître brasseur se démarque par sa créativité et la grande variété de produits qu’il offre au gré des saisons. Le Pub du terroir de la Microbrasserie du Lièvre propose également des plats de cuisine régionale qui accompagnent ses bières. C’est d’ailleurs l’un des seuls établissements du secteur à offrir un menu aussi local.
Les ambassadeurs
Le couple inspirant et dynamique formé par Anne-Virginie Schmidt et Anicet Desrochers est une grande fierté pour la région. C’est sur les bases de l’entreprise fondée par le père de monsieur que le couple d’apiculteurs a créé, à Ferme-Neuve, la marque Miels d’Anicet, un chouchou des chefs québécois. « Le miel est loin d’être un produit homogène comme plusieurs pourraient le croire. Pour nous, il s’agit d’un produit exclusif issu du territoire sauvage haut-laurentien, rien de moins », explique Anicet Desrochers. L’indéniable passion qui anime le couple et sa quête d’amélioration constante dans la façon de pratiquer l’apiculture fait du duo d’importants ambassadeurs de la région. L’automne dernier, on a d’ailleurs pu les voir dans la série La classe ouvrière diffusée à Télé-Québec. Comme si les projets n’étaient pas déjà nombreux pour le couple, il a récemment ouvert le café-cantine Pollens & Nectars à même sa boutique, afin d’offrir une expérience complète à sa clientèle. Producteurs. Ambassadeurs. Restaurateurs.
Le voyageur influent
Sébastien Houle est chef propriétaire du restaurant sEb L’Artisan Culinaire. Considéré par plusieurs comme l’un des rares restaurants de Mont-Tremblant n’étant pas à vocation touristique, il est fréquenté par les gastronomes de la région. Avant d’ouvrir son restaurant, Sébastien a énormément voyagé pour s’inspirer, notamment en Europe, en Asie et en Australie. En s’installant à Tremblant, il souhaitait offrir un produit différent dans la région. En cuisine, le chef s’inspire tant des saveurs des marchés qu’il a visités dans le monde que des producteurs locaux et de la cuisine familiale traditionnelle pour créer ses plats. En 2015, le restaurant a célébré son dixième anniversaire et, pour l’occasion, le chef-propriétaire s’est offert un camion de rue. « Dans le métier, il est important de ne pas régresser. C’est facile de s’asseoir sur ses lauriers et de devenir paresseux. Il faut par contre toujours évoluer, progresser et s’améliorer en préservant l’idéologie de l’entreprise », explique le chef.
L’hôtelier visionnaire
François Dallaire est actionnaire et directeur général du complexe hôtelier Estérel. Considéré par plusieurs comme visionnaire et rassembleur, il a contribué à redonner ses lettres de noblesse à l’établissement qui a subi une cure de jeunesse coûtant 150 millions de dollars en 2008 après son rachat par le groupe Gestion hôtelière REVpar. « Je suis arrivé en 2008 pour fermer l’hôtel et préparer l’ouverture du “nouvel” Estérel, racont-t-il. On a passé un an dans une roulotte sur le chantier à réfléchir à l’hôtel qu’on voulait avoir, et aujourd’hui, je suis extrêmement fier du résultat. » En 2015, Estérel Resort a racheté la cave à vins de Champlain Charest, reconnu comme étant l’un des plus grands collectionneurs de vins en Amérique du Nord, en plus d’avoir fait renaître le Bistro à Champlain sur son site. Aujourd’hui, l’établissement est redevenu un lieu de villégiature par excellence dans la région, et l’un des plus prestigieux des Laurentides, selon plusieurs.
L’impliqué influent
Marco Léonard porte plusieurs chapeaux. Il a siégé dans plusieurs C.A, dont la Société d’aide au développement de la collectivité des Laurentides (SADC) et le Centre local de développement (CLD) d’Antoine Labelle à titre de représentant du secteur touristique. C’est également un homme d’affaires reconnu dans la région, copropriétaire et chef de direction de plusieurs hôtels (le Comfort Inn Mont-Laurier, le Best Western Plus Mont-Laurier et la pourvoirie Rabaska Lodge) ainsi que d’une franchise du restaurant La Cage Brasserie Sportive. Marco Léonard est très impliqué dans la région et bien apprécié pour sa vision et ses nombreux projets qui visent à dynamiser les Hautes-Laurentides. En 2014, après plusieurs mois de rénovation, le Comfort Inn Mont-Laurier est devenu le premier établissement hôtelier de la région à obtenir une quatrième étoile dans le cadre de la classification hôtelière de la CITQ. « Mon prochain projet est de rénover le Best Western Plus Mont-Laurier. On se lance dans d’importantes rénovations au printemps », confie l’homme d’affaires.
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