De Montréal à la Floride : Le triple défi sucré de Laurent Godbout

10 mars 2017 - Par Pierre-Alain Belpaire

Ce 9 mars restera une journée bien particulière pour le chef Laurent Godbout. Le chef venait d’apprendre que son restaurant L’Épicier de Floride avait remporté le « Palm Beach Chamber of Commerce’s New Business Award ». C’est la première fois qu’un commerce « étranger » remporte ce prix dans le sud de la Floride. La même soirée, le chef lançait la 6e édition de la cabane à sucre éphémère « Un chef à l’érable » dans le Vieux-Port de Montréal. Rencontre avec le chef qui gère et opère simultanément trois cabanes à sucre : une à Montréal, une dans les Cantons-de-l’Est et... une en Floride !

« Les cabanes à sucre, c’est un concept éphémère à la base, ça ne dure que quelques semaines. La Cabane Un Chef à l’Érable, dans le Vieux-Montréal, dure environ sept semaines, celle de Granby de quatre à cinq semaines et celle en Floride sera ouverte pendant trois semaines. C’est la première année que j’essaie ça en Floride, c’était un test, mais ça m’a convaincu de le refaire l’année prochaine parce qu’on est déjà presque complets », confie le chef.

Pour sa cabane à sucre floridienne, le chef importe tout. Le sirop d’érable, les fèves au lard, le fromage, etc. Le lien naturel qui existe entre la Floride et le Québec rend intrigant le concept de « cabane à sucre » pour les Floridiens, de même que pour les nombreux snowbirds québécois qui y passent l’hiver. « Notre clientèle en Floride vient nous voir parce qu’ils ont entendu qu’on faisait quelque chose de bien. Au Québec, on est de plus en plus reconnu pour notre culture culinaire et notre style gastronomique distinct. On fait de plus en plus parler de nous à l’international ! »

Laurent Godbout est l’un des seuls chefs québécois à posséder un restaurant à l’extérieur de la province. Son Épicier de Palm Beach est maintenant ouvert depuis un an et demi, ce qui est, en soi, tout un exploit selon le chef propriétaire. « Ce n’est pas le même marché qu’ici et ça a été difficile au début. Le plus gros défi quand on a ouvert en Floride était de gérer les attentes des clients. Les Américains, quand ils vont au restaurant, s’attendent à ce que la nourriture arrive rapidement. En une heure top chrono, ils doivent être sortis du restaurant. Ils n’ont pas la même culture du "restaurant" que nous. J’ai dû m’adapter ... »




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