Le Top 50 des meilleurs restaurants du monde : zizanie au Canada
28 avril 2009 - TAGS / International / Canada / Palmarès / Restaurants / Chefs

Le dévoilement du Top 50 mondial S. Pellegrino des restaurants, publié chaque année dans le fameux magazine britannique Restaurant, a eu lieu le 20 avril dernier, créant son lot d’heureux et de laissés pour compte. Dans cette dernière catégorie : le Canada. Mais voyons d’abord qui a remporté les honneurs.

Les couronnements

Pour la 5e fois, le restaurant espagnol elBulli trône en première place alors que l’établissement britannique The Fat Duck vient en second.

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Ferran Adria
© Photo : Maribel Ruíz de Erenchun

Ce dernier a conservé sa place dans le classement malgré des difficultés connues en février dernier alors que le restaurant avait dû fermer ses portes quelques jours, quelque 400 clients ayant rapporté avoir été malades après y avoir mangé. Alors que plusieurs croyaient à un empoisonnement alimentaire, l’enquête des inspecteurs en hygiène et en salubrité britanniques avait plutôt conclu que les clients avaient été victime du norovirus, un virus qui cause la gastro-entérite. Il faut dire que les juges pour le Top 50 ont enregistré leur vote à la fin de 2008, avant que cet incident se produise. On ne saura donc vraiment que l’an prochain si cette mésaventure a vraiment eu un effet sur la note du restaurant.

Le chef du Fat Duck, Heston Blumenthal, a tout de même reçu une tape dans le dos de la part du lauréat de la 1ère place, Ferran Adria, a indiqué la revue Restaurant. En effet, au moment de recevoir sa récompense, ce dernier l’a dédiée à M. Blumenthal pour avoir géré la crise du norovirus « de façon honnête ».

La troisième place du Top 50 a quant à elle été dévolue au restaurant suédois Noma, qui occupait la septième place l’an dernier. Situé à Copenhague, l’établissement mise sur une cuisine gastronomique mettant en valeur les produits nordiques.

Par ailleurs, lors de la soirée d’annonce des résultats de la compilation, plusieurs reconnaissances ont été remises, dont un hommage rendu au chef français Joël Robuchon pour l’ensemble de son œuvre.

Le Canada n’y est pas... une fois de plus

Encore une fois, depuis plus de cinq ans, aucun établissement canadien ne fait partie du classement ni même du classement élargi des positions 51 à 100. Notre cuisine gastronomique est-elle tellement en deça de ce qui se fait ailleurs, ou bien trop peu de juges ont-ils eu l’occasion de la goûter ? Pourtant, nos chances semblaient meilleures cette année de voir un restaurant canadien dans le palmarès, car un réaménagement du découpage des régions a été fait. En effet, auparavant, nous faisions partie d’une grande région qui comprenait le Canada et les États-Unis alors que celle-ci est dorénavant divisée en trois : l’est des États-Unis, l’ouest des États-Unis et une dernière région appelée « le centre des États-Unis et le Canada ».

Tempête en Ontario

Plusieurs rédacteurs torontois se sont insurgés contre le palmarès, jugeant que la scène gastronomique de leur région méritait au moins une place au classement. Parmi eux, un journaliste du National Post, Brad Frenette, a apostrophé les organisateurs du concours dans l’article « ’The World’s 50 Best Restaurants’ : Hello S.Pellegrino, may we introduce you to Canada ? »

Le président du jury de la région englobant le Canada, Steve Dolinsky, a répondu au journaliste, lui indiquant qu’il était aussi surpris que lui qu’aucun restaurant canadien ne figure dans la liste, mentionnant au passage qu’il avait pour sa part eu la chance de manger dans des restaurants canadiens fameux, dont le Toqué !. Il a toutefois ajouté qu’il avait tenté de recruter des juges au Canada, tels que Susur Lee et James Chatto, mais sans succès.

Nos chefs ont-ils moins le temps que les autres ou moins les moyens de voyager, ou bien le recrutement aurait-il pu être plus dynamique ?

Chute de grands noms de la restauration

D’autres chefs qui ont des motifs de déception face au palmarès sont ceux qui en ont été éjectés du classement cette année. La déchéance la plus percutante est sans doute celle du restaurant phare de Gordon Ramsay, chef bien connu notamment pour son émission de télévision Hell’s Kitchen. En plus de disparaître du Top 50, le restaurant Gordon Ramsay, de Londres, a même été évacué des positions 51 à 100 alors qu’il se classait en 13e place en 2008.

Comment les gagnants sont-ils choisis ?

Le Top 50 mondial S. Pellegrino est déterminé par un jury de 837 experts ayant souvent l’occasion de voyager, comprenant des critiques de restaurants, des chefs et des restaurateurs. Cinq de ces juges ont leur adresse au Canada, nous a indiqué Sarah Canet, relationniste pour le concours.

Pour les fins du concours, le monde a été divisé en 26 régions, dont chacune compte un président et une table ronde d’une trentaine de juges. Ces derniers détiennent chacun cinq votes qu’ils doivent allouer à deux restaurants de la région à laquelle ils appartiennent et à trois restaurants extérieurs à cette région.

Pour connaître les noms de tous les restaurants apparaissant au classement ou pour vous procurer un exemplaire de l’édition spéciale du magazine sur les gagnants, consultez le site (en anglais) www.theworlds50best.com

La vidéo suivante (en anglais) vous donnera un aperçu de la soirée de remise des reconnaissances.


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