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Tracasseries administratives : L’industrie du tourisme dénonce et propose

 
4 mars 2020 | Par Pierre-Alain Belpaire

En décembre dernier, le ministère de l’Économie et de l’Innovation, soucieux de préparer au mieux son « plan d’action en matière d’allègement réglementaire et administratif 2020-2025 », invitait les entreprises québécoises à désigner ce qui les freine et les irrite lorsque vient le moment de demander un permis, d’obtenir un financement ou d’embaucher un travailleur étranger. L’Alliance de l’industrie touristique du Québec a saisi la balle au bond et proposé à ses membres de participer à la consultation ministérielle. Les réponses et commentaires fournis par 348 répondants ont été synthétisés et communiqués voici quelques jours. Ces résultats ont également été présentés, le 18 février dernier, au député Youri Chassin et à d’autres représentants du ministère.

Sans véritable surprise, les membres de l’Alliance (parmi lesquels plusieurs hôteliers et restaurateurs) sont nombreux à considérer qu’un allègement réglementaire et administratif permettrait de mieux utiliser des ressources humaines de plus en plus rares, « qui pourraient réaliser des tâches beaucoup plus productives pour les entreprises ». Et si le coût de cette « réglementation administrative » a baissé de 20 % entre 2004 et 2014, il reste un véritable poids, notamment pour les PME : une étude de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) estimait que, en 2014, ce fardeau avait coûté 8,1 milliards $ au Québec et 37,1 milliards $ au Canada.

Dans sa présentation disponible en ligne, l’Alliance pointe les principales problématiques irritant ses adhérents mais offre également des solutions en vue de les régler. Cadres désuets, exigences trop lourdes entraînant des délais importants et des frais supplémentaires, obligation de fournir des documents aux deux paliers gouvernementaux (« avec des informations similaires mais des canevas différents ») reviennent fréquemment dans la colonne des irritants. Pour se simplifier la vie, les professionnels proposent notamment l’instauration d’un guichet unique et la simplification des différents formulaires et règlements, la diminution du nombre d’interlocuteurs ou de détails exigés dans certains dossiers (notamment lorsque « ceux-ci ont une utilité très faible, voire nulle »).

Alors qu’une terrible pénurie de main-d’œuvre frappe l’univers touristique québécois, nombre de participants au sondage ont également émis le souhait de faciliter la venue de travailleurs étrangers. Les complexes démarches actuelles, les délais d’attente importants et les frais exorbitants semblent en effet en décourager plus d’un.

Les professionnels du tourisme et des HRI ont donc parlé. Reste à voir si le gouvernement les aura entendus et, surtout, comment il compte s’y prendre pour alléger leur quotidien. La réponse devrait tomber d’ici peu : sur son site Web, le ministère assure en effet que le plan d’action « sera publié au cours de l’année 2020 ».

(Crédit photo : pixabay)

Pour suivre l’Alliance de l’industrie touristique du Québec :

Mots-clés: Québec (province)
Professions / Emplois
Tourisme
Lois, règlements et permis
HRI - Général
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