Taxe d’hébergement d’Airbnb : « Bonne et mauvaise nouvelle », selon l’AHQ

31 mai 2018 - Par Alexandra Duchaine

Airbnb a remis 2,8 millions de dollars au gouvernement du Québec en taxes sur l’hébergement pour la période allant d’octobre 2017 à avril 2018, nous apprenait mardi le quotidien La Presse. Si l’Association Hôtellerie Québec (AHQ) ne se réjouit qu’à moitié d’un tel retour, c’est que l’ampleur du montant l’inquiète. « On s’attendait à ce qu’Airbnb remette trois millions de dollars en un an, explique le président-directeur général du regroupement, Xavier Gret. L’entreprise a cumulé cette somme en six mois : ce que ça nous dit, c’est qu’Airbnb occupe plus grande part de marché qu’on ne se l’imaginait », résume-t-il.

À ses dires, la remise sonne « un signal d’alarme », comme quoi Airbnb est un modèle qui fonctionne, et encore plus qu’on ne le pensait.

Égalité

L’alarme sonne donc, alors que tous les joueurs de l’industrie québécoise de l’hébergement réclament que la plateforme de location de propriétés privées soit soumise à la même législation. L’AHQ exige qu’Airbnb collecte la TPS et la TVQ à chaque transaction, comme le font les aubergistes et les hôteliers canadiens. À l’heure actuelle, l’État s’en remet à la bonne foi des propriétaires, qui sont contraints d’amasser les taxes à la consommation, et ce, seulement s’ils tirent du partage de leur logement un revenu annuel supérieur à 30 000 dollars.

Airbnb prélève la taxe d’hébergement de 3,5 % depuis le 1er octobre 2017, après que le gouvernement du Québec ait voté, en août, un règlement l’obligeant à le faire. Les sommes accumulées seront redistribuées aux organisations touristiques régionales, en fonction des réservations.

Projet de loi 150

Les logis disponibles sur Airbnb doivent avoir reçus une attestation de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ) avant d’être mis en ligne. C’est la CITQ elle-même qui s’assure que le règlement soit respecté et que les taxes d’hébergement et de consommation soient prélevées, bien que ses vérificateurs soient peu nombreux et manquent de moyens.

Le projet de loi 150, présentement étudié à l’Assemblée nationale, prévoit qu’incombe aux agents de Revenu Québec la surveillance des utilisateurs de la plateforme. S’il est adopté, 25 inspecteurs seront assignés à cette tâche.

Pour consulter l’article de La Presse : Airbnb a perçu 2,8 millions en taxes en six mois

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