Table du chef privée : Le Diplomate mise sur la proximité

 
28 novembre 2016 | Par Pierre-Alain Belpaire

Ouvert en février dernier, Le Diplomate propose, depuis la semaine dernière, une table du chef privée. Dans une salle fraichement aménagée et isolée du reste de l’établissement, un groupe de maximum 25 convives peut s’offrir une expérience culinaire exceptionnelle et originale. « Nous avons, dans notre salle à manger principale, un long bar installé juste en face des fourneaux. La majorité des clients ont donc déjà une superbe vue sur les cuisines, chaque repas est préparé sous leurs yeux, explique le chef-propriétaire Aaron Langille. Mais je voulais aller plus loin. L’idée, derrière cette table du chef privée, est de poursuivre ce dialogue entre cuisiniers et clients, d’améliorer l’expérience. »

Chaque groupe qui réservera la salle aura son propre chef. « Tu bookes la salle, tu bookes le chef ! » Ce dernier préparera un menu personnalisé, spécialement créé pour répondre aux goûts et aux attentes des membres du groupe.

Si elle ne devrait pas bouleverser l’organisation des équipes du jeune restaurant du quartier du Mile Ex, la nouvelle formule leur apportera davantage d’émotions, estime l’ancien résident du Noma. « L’intérêt d’une telle table, pour un cuisinier, est assez évident : rencontrer les clients, leur parler, leur expliquer la technique ou l’origine du produit. On veut avoir ce contact avec le public. Sinon on travaille comme un robot, une machine… »

Les clients, eux, semblent séduits. En une semaine à peine, trois groupes ont réservé cette table particulière. Pourtant, les tables du chef privées sont particulièrement rares au Québec. « Pour des raisons principalement culturelles : les traditions européennes et surtout françaises, qui influencent fortement notre gastronomie, mettent l’équipe de cuisine en arrière et l’équipe de salle à l’avant. Ce sont deux univers différents et les cuisiniers ne sont presque jamais en contact avec les clients », rappelle Aaron Langille.

Mais les choses semblent changer peu à peu. Le succès de restaurants japonais et chinois faisant asseoir les clients au bar tend à prouver que le Québécois apprécie l’idée. « Et de plus en plus de restaurants (comme Kitchen Galerie, à Montréal, ou L’Affaire est Ketchup, à Québec) mettent l’accent sur cette proximité avec le public. On est dans la même veine, on a juste voulu pousser le concept encore un peu plus loin. »

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