Slice + Soda : Envol confirmé, école annoncée

 
7 décembre 2020 | Par Pierre-Alain Belpaire

12 mois à peine après l’ouverture de la première succursale sur la rue Saint-Paul, à Montréal, et malgré un contexte socio-économique pour le moins mouvementé, le concept Slice + Soda se porte comme un charme. Deux autres comptoirs ont entre-temps été inaugurés dans la métropole (Mile-End et Ste-Catherine-Ouest), tandis que trois autres devraient voir le jour au cours des prochaines semaines : sur Saint-Laurent, dans Monkland et dans Griffintown. « Et ce n’est qu’un début », assure Ludovic Marionnet, cofondateur de la bannière aux côtés de Brahms Yaiche.

D’autres ouvertures sont en effet prévues, notamment à l’extérieur de l’île de Montréal. « On vise les Laurentides, la Rive-Nord, la Rive-Sud, mais aussi la Capitale-Nationale et d’autres villes du Québec, voire Ottawa, détaille l’entrepreneur. Le but ultime serait de nous poser à Toronto, mais on n’en est pas encore là. » Ludovic Marionnet estime que la jeune enseigne pourrait également s’inviter « en région », dans des centres moins densément peuplés. « Le secret, ce sera de trouver la parfaite location », résume-t-il.

Pour « ne pas mettre la charrue avant les bœufs », le restaurateur se refuse à en dire trop sur les objectifs chiffrés qu’il s’est fixés. « Ça pourrait paraître vantard, surtout vu le contexte actuel », note-t-il. Tout au plus évoque-t-il la possibilité d’une douzaine d’ouvertures au cours de la prochaine année. « On se développe à une vitesse fulgurante. »

Diplôme reconnu, emploi assuré

Le concept Slice + Soda se veut « simple mais efficace » : s’inspirer des célèbres et larges pointes de pizzas vendues dans les rues new-yorkaises (« Les nôtres font 24 pouces ! »), les préparer avec des produits locaux et les accompagner de sodas faits maison, biologiques, naturels et sans sucre. Pas de salle à manger mais des comptoirs où professionnels actifs dans les tours à bureaux avoisinantes et jeunes familles se succèdent rapidement. « La formule est très avantageuse, notamment car elle permet de limiter au minimum le nombre d’employés », poursuit Ludovic Marionnet.

Sans le savoir, les deux compères ont également mis sur pied un concept relativement COVID-friendly. « Ce qui ne veut pas dire que c’est facile, intervient le cofondateur. On est en mode survie, comme beaucoup de monde. Mais c’est vrai que notre formule est plutôt compatible avec les mesures sanitaires des derniers mois. »

En plus de nouveaux comptoirs, les équipes de Slice + Soda ouvriront également sous peu leur propre école de « pizzaioles » et décerneront des diplômes reconnus par le gouvernement provincial. « On manque de main-d’œuvre au Québec, notamment de cuisiniers et d’aide-cuisiniers. L’idée, ici, est d’offrir des cours gratuitement et de garantir un emploi dans une de nos succursales au terme de cet apprentissage. » Longue de six à huit semaines, la formation devra notamment permettre de transmettre les secrets d’une savoureuse pizza et d’inculquer les rudiments de la cuisson au four. Les futurs élèves ne devront pas avoir de connaissances culinaires ou d’expériences professionnelles particulières. « On veut vraiment laisser une chance à tous et notamment aux plus jeunes. »

(Photo : Slice + Soda)

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