Simon Mathys : « Le plus grand défi sera d’être mon propre patron »

 
9 novembre 2020 | Par Laurence-Michèle Dufour

Simon Mathys en a parcouru du chemin depuis sa sortie de l’École hôtelière de Laval en 2004. Le chef de 37 ans, d’abord découvert sur la scène gastronomique montréalaise lors de son passage au Restaurant Racines, n’a jamais cessé de mettre en valeur les produits d’ici. Avec son style de cuisine épuré et ses ambitions boréales, il avait trouvé, au sein de l’équipe du Restaurant Manitoba, sa famille de prédilection. La semaine dernière pourtant, il annonçait, sur les réseaux sociaux, son départ de cette cuisine qu’il opérait depuis bientôt quatre ans et l’ouverture prochaine de son nouveau projet, le Restaurant Mastard.

« Ça faisait longtemps que je caressais l’idée d’un petit restaurant de quartier, confie Simon Mathys. Ce qu’ils ont bâti au Manitoba, c’est magnifique. Mais j’avais envie d’avoir mes affaires, de partir de zéro. Je pense que la pandémie a été un accélérateur. J’ai eu le temps de réfléchir, de mettre des choses en place, et on a décidé de se lancer. » Avec sa conjointe Viki Brisson Sylvestre, il reprend donc l’ancien local du restaurant Chez Chose qui mettait fin en septembre dernier à sa belle aventure d’une douzaine d’années.

Posé sur la rue Bélanger, à quelques jets de pierre du nid familial, le restaurant d’une cinquantaine de places semble idéal pour le chef qui souhaite concilier vie de famille et vie professionnelle. Sa conjointe conservera son poste de coordonnatrice des brigades culinaires à la Tablée des chefs et consacrera une seule journée par semaine à la gestion du restaurant. Les partenaires d’affaires sont, après tout, également fiers parents d’une fillette de six ans. « Lorsque ma fille aura dix ans, lance le chef, j’aimerais qu’elle puisse prendre son vélo pour nous rejoindre et manger le staff meal avec l’équipe. »

Simon Mathys ne souhaite pas réinventer la roue, mais simplement continuer à communiquer sa passion à travers ses plats, dans un cadre plus familial. « J’ai envie de rencontrer les gens qui viennent manger, de leur parler, de les reconnaître. Sortir un peu de ma zone de confort », explique le timide « mastard », qui n’est pas reconnu pour être un très grand bavard.

Depuis quelques semaines déjà, il s’affaire à mettre à son goût le petit local. Nouveau plancher, nouvelle banquette, un petit coup de peinture et le restaurant pourra être ouvert dès la mi-décembre. Il peaufinera l’équipe et l’horaire à mettre en place selon l’assouplissement des mesures sanitaires. « Le plus grand défi sera d’être mon propre patron. D’avoir une vision globale sur tout. Mais c’est également ce qui me motive le plus ! »

(Crédit photo : Philippe Richelet)

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