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Signé Caméline est à la recherche de rayonnement international

 
5 janvier 2023 | Par Sophie Poisson
Crédit photo: Signé Caméline

L’entreprise productrice et transformatrice de caméline basée depuis sa création en 2015 à Saint-Édouard, Signé Caméline, est présente dans plus de 1 000 points de vente au Québec et approvisionne aujourd’hui une quinzaine de pays. L’exportation représente 30 % de son chiffre d’affaires et devrait continuer de prendre de l’ampleur : après le marché asiatique, Signé Caméline s’attaque au marché européen.

« L’exportation représentait 18 % de notre chiffre d’affaires en 2021, le chiffre est donc en constante croissance, souligne Chantal Van Winden, présidente et directrice générale de Signé Caméline. Elle est intéressante parce qu’elle nous permet d’augmenter les volumes, de diminuer les coûts de production, de baisser nos prix chez les détaillants québécois et d’éventuellement développer de nouveaux produits. »

Elle assure que l’exportation n’enlève rien à l’approvisionnement local : « On peut augmenter grandement notre production de caméline au Québec. On est seulement dans un petit secteur en Montérégie et au Témiscamingue, où nous travaillons avec une dizaine de producteurs. Il y a tellement de place à l’augmentation... Et on a réalisé cette année qu’en grande culture, par exemple avec le maïs, la caméline aide à la santé de la terre et au rendement de la production qui la suit. »

Elle considère que l’engouement pour l’achat local qui s’est fait ressentir pendant la pandémie a joué en sa faveur du côté des détaillants. « On a été capable de rentrer dans la section des huiles et on vient d’intégrer les graines dans la plupart des supermarchés, explique la présidente. Ce n’est vraiment pas facile de se faire une place sur les tablettes et de la garder. On a réussi parce qu’on a des produits uniques. Il faut être présent pour avoir des ventes et il faut avoir des ventes pour être présent. Il faut aussi que les plateformes parlent de nous. Je fais appel aux influenceurs culinaires pour intégrer davantage nos produits d’ici. »

Elle considère donc que la restauration est plus accessible et cite entre autres comme clients la chaîne La Cage et Chez Boulay – Bistro boreal. Elle rappelle aussi que le chef Samuel Sirois qui représente le Canada lors de la compétition internationale Bocuse d’Or s’est qualifié en utilisant son huile de caméline torréfiée dans le plat d’asperges et qu’il devrait à nouveau l’utiliser lors de la finale prévue à la fin du mois à Lyon, en France.

L’ouverture d’un entrepôt satellite en France

Signé Caméline a exposé pour la première fois en Europe en 2022, lors du Salon de l’alimentation (SIAL) de Paris. L’objectif était d’obtenir de la visibilité et de s’entretenir avec des joueurs mondiaux pour intégrer le marché européen, tant du côté des détaillants que des restaurateurs. Il a été atteint, notamment avec ses graines de caméline torréfiées qui ont fait partie des 68 produits finalistes sur les 1 800 présentés lors du concours Innovation.

Elle a également fait ses preuves auprès du chef cuisinier de l’Ambassade du Canada en France qui utilisera désormais ses produits lors d’événements qu’il organisera. « En Europe, c’est le côté gastronomique qu’on veut mettre de l’avant. Notre gamme torréfiée – l’huile et les graines - représente une expérience puisque nous sommes les seuls au monde à en faire », insiste Chantal Van Winden.

Elle a également pu échanger avec la Délégation générale du Québec à Paris, qui devrait l’aider à s’établir en France, et elle a confirmé la vente de ses produits dans quatre premiers magasins. « Nous avons également mis en place une succursale française avec un entrepôt satellite qui dispose de produits en stock, annonce la présidente. Cela nous sert à expédier, on veut donc faciliter les échanges avec les futurs acheteurs européens - avec l’objectif de trouver un distributeur et des restaurateurs -, et à livrer à Amazon France et Allemagne, qui est un excellent véhicule pour intégrer le marché pour un produit comme le nôtre. »

Ses activités devraient continuer de croître puisqu’en décembre dernier, son huile de caméline torréfiée s’est retrouvée lauréate aux Sirha Innovation Awards. Elle exposera donc du 19 au 23 janvier au Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation à Lyon, en France.

L’agrandissement du marché asiatique

Auparavant, l’entreprise s’était rendue deux fois à Tokyo (Japon), et deux autres fois à Shanghai (Chine), via un partenaire qui importe ses produits. « Il se passe vraiment quelque chose en Asie avec nos produits. Je crois que cela s’explique par leur désir de bien se nourrir, avec des produits santé. On nous a dit que les Japonais cherchent des alternatives au poisson comme source d’Oméga 3 et notre huile répond à ce besoin. » Une adaptation est faite en fonction des pays : à Taïwan et en Corée, par exemple, la marque Signé Caméline se retrouve sur l’emballage tandis qu’au Japon, elle est commercialisée en marque privée.

Mis à part les graines de caméline nature qui sont considérées comme étant vivantes, ce qui complique l’exportation, Signé Caméline offre tous les autres produits : l’huile vierge, de l’huile torréfiée, des graines de caméline torréfiée et du miel. Elle travaille en plus sur la mise en marché d’un nouveau produit pour cette année. Il s’agirait de fermentation de produit à partir de ses coproduits.

Mots-clés: International
Approvisionnement
Restauration
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