Si la tendance (végane) se maintient...

 
7 octobre 2020 | Par Laurence-Michèle Dufour

Présenté par le Conseil des industries bioalimentaires de l’île de Montréal (CIBÎM), le webinaire tenu ce ce mardi matin a permis de se pencher sur le développement des produits véganes, de plus en plus populaires sur les tablettes des détaillants. On y présentait différentes façons pour les transformateurs de s’adapter à ce courant. Les chiffres évoqués lors de cette conférence sont sans appel : les substituts végétaux ont bel et bien le vent dans les voiles.

« Au Canada, 27 % des ménages achètent des produits véganes, qu’ils adhèrent à la pratique complètement ou non, et 43 % des Canadiens prévoient d’ailleurs en augmenter leur consommation, explique d’entrée de jeu Véronik Lacombe, consultante en recherche et développement de produits véganes pour les transformateurs agroalimentaires et présidente de Véro Consultations. Ce marché est également en pleine croissance chez nos voisins du sud : on y prévoit une augmentation de plus de 15 milliards de dollars en vente de produits végétaliens d’ici 2026. Les ventes de produits véganes en Amérique du Nord représentent 35,63 % des parts de marché mondial de la vente au détail ».

Au-delà même de l’éthique animale et environnementale, s’ajoute l’éthique humaine dans la liste étoffée des raisons pour lesquelles adopter ce virage. « J’avais lu un rapport très intéressant sur la condition humaine dans les usines de traitement de poulet dans le sud des États-Unis, glisse Gaultier Vendioux, fondateur de l’entreprise Tage, qui accompagne les manufacturiers alimentaires véganes dans le lancement de leurs produits à travers des services de ventes et marketing. C’était assez choquant de voir comment [les employés] étaient traités. »

Le conférencier relève également le risque amoindri d’intoxication alimentaire relié à la contamination de la viande et du poisson, ainsi que la diminution de frais relatifs aux coûts moins élevés des substituts végétaux. Il ajoute également que « volume égale rarement qualité lorsqu’il est question d’utiliser de la viande par exemple ». Il observe que de plus en plus de groupes de services alimentaires comme Aramark et quelques franchises de la restauration s’intéressent au phénomène. « C’est comme si tout un nouveau marché s’ouvrait et qu’il est possible de combler tout ce qui n’est pas végétalien par une alternative qui le soit. »

(Crédit photo : martinmaricak/Pixabay)

Mots-clés: Amérique du Nord
Tendances
Développement durable
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