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Réduire son empreinte carbone en l’affichant au menu

 
3 septembre 2022
Crédit photo: The Canteen

Le restaurant The Canteen, situé dans la ville de Bristol en Angleterre, affiche désormais sur sa carte les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à chacun de ses plats. Une information qui pourrait influencer le client dans son choix de plats.

En mai, une étude allemande suggérait que cette conception de menu pourrait avoir « un effet considérable sur l’empreinte carbone » des restaurants. Les chercheurs ont testé deux approches destinées à attirer l’attention du client sur les mets ayant une plus faible empreinte carbone. Sur certains menus, les émissions de GES étaient affichées en grammes, avec un code de couleur allant du vert au rouge, sur d’autres, les mets ayant la plus faible empreinte carbone apparaissaient en haut de la carte. Résultat : les participants ont eu tendance à opter pour des plats moins riches en GES.

« Ce genre d’affichage environnemental a été testé depuis plus de 10 ans un peu partout dans le monde », affirme Dominique Maxime, associé de recherche au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) lors d’une entrevue avec Radio-Canada.

Toutefois, selon le chercheur, calculer l’empreinte carbone d’un menu n’est pas une chose facile : « Il y a des enjeux de méthodologie. Ça dépend de la recette du chef pour chaque plat, et ce qu’il sert peut varier chaque semaine. Il faut avoir des bases de données. » Bases de données qui seraient composées du nombre d’ingrédients utilisés en cuisine, ainsi que leur provenance, et ce, tout au long de l’année.

Les aliments ne sont pas égaux face au GES

« À titre de référence, manger un seul hamburger de bœuf produit au Royaume-Uni peut générer jusqu’à 3050 g de CO2 – l’équivalent d’un parcours de 16 kilomètres en voiture ou 10 fois l’équivalent en émission de carbone d’un steak végétal », peut-on lire en tête du menu de l’été 2022 de The Canteen. À titre d’exemple, au Canada, la production d’un seul kilogramme de bœuf génère 32,5 kg de CO2. Pour l’agneau, on évalue le bilan à 33 kg par kilogramme produit, et à 2,9 kg pour le porc. À contrario, le bilan est de 0,1 kg pour le soya, 0,06 kg en moyenne pour les légumes, 0,7 kg pour les noix et 1,18 kg pour le riz.

En septembre 2020, le CIRAIG sortait une étude sur les émissions de GES des Québécois liées à leur alimentation. Les résultats montrent alors qu’un Québécois moyen achète environ 1236 kg de nourriture par an. De leur production à leur ingestion, en passant par leur emballage, leur transport et leur éventuel gaspillage, tous ces aliments réunis affichent une empreinte carbone de 2,5 tonnes d’équivalent CO2. C’est le quart des émissions individuelles de GES chaque année.

The Canteen a collaboré avec Viva !, un organisme militant en faveur du véganisme, pour produire son nouveau menu. L’établissement, dans un communiqué, note que cette initiative s’inscrit en accord avec l’objectif de l’Accord de Paris, qui veut réduire les émissions de GES de 45 % d’ici à 2030 et atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050.

Pour lire l’article en entier : Des GES au menu

Mots-clés: International
Développement durable
Restauration
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