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Raymond St-Pierre reçoit le prix Grand Hotelia

 
14 décembre 2022 | Par Sophie Poisson
Crédit photo: AHGM. De gauche à droite : Bertil Fabre, président du C.A. de l’AHGM et DG de l’hôtel Le Centre Sheraton Montréal, Raymond Saint-Pierre, Mylène Gagnon, vice-présidente ventes et service congrès chez Tourisme Montréal, et Joseph Klein, administrateur du C.A. de l’AHGM et DG de l’hôtel Sheraton Montréal Aéroport.

Tandis que Raymond St-Pierre a pris cette année sa retraite après 43 années passées dans l’hôtellerie, l’Association hôtelière du Grand Montréal a choisi de lui remettre le Grand Hotelia - un prix reconnaissance pour souligner « la qualité exceptionnelle de son cheminement de carrière ».

Né dans les Cantons-de-l’Est, Raymond Saint-Pierre a commencé à travailler à 15 ans dans l’auberge de son frère située à Saint-Romain - qui a depuis été vendue et s’appelle aujourd’hui La Source -, principalement du côté des banquets. Après avoir découvert l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) de Montréal dans un article de journal, il a décidé d’aller se former avant de poursuivre sa carrière.

L’année de son diplôme, la société de gestion Commonwealth Hospitality est venue faire du recrutement dans l’institution et Raymond Saint-Pierre s’est ainsi retrouvé en 1979 directeur des banquets au Holiday Inn de Longueuil. Deux ans plus tard, il a été promu au poste de directeur adjoint. « Quand j’ai rejoint la compagnie, j’entrais dans de gros établissements et ça me fascinait, tout comme d’apprendre des hôtels à service complet : les banquets, la restauration, les chambres, le fonctionnement d’une bannière… », raconte-t-il.

Il s’est ensuite retrouvé au Holiday Inn de Pointe-Claire à titre de directeur adjoint, puis au même poste, mais à l’Holiday Inn Toronto Airport. L’objectif était alors de l’amener à gérer les opérations d’un plus gros hôtel – 451 chambres, avec 20 000 pieds d’espace de réunion. Celui-ci était aussi l’établissement phare de l’entreprise, avec la présence de son siège social.

Il a ensuite aspiré à devenir directeur général, une occasion qui s’est présentée en 1990 avec l’Holiday Inn Cornwall. Un an plus tard, Commonwealth Hospitality a eu le contrat de gestion d’un hôtel en construction, le Holiday Inn situé dans le quartier chinois de Montréal. Raymond Saint-Pierre a commencé à s’en occuper dès la pré ouverture.

Une carrière en plein élan

Il a ensuite été recruté par Ocean Properties qui venait d’acheter le Château Champlain de Montréal. « C’est là où ma carrière a vraiment pris son élan parce que j’ai commencé à travailler pour l’hôtel en mars 1995 et je l’ai converti en Marriott en février 1996 », commente-t-il.

Deux ans plus tard, la compagnie a acheté la société de gestion hôtelière Atlific et peu de temps après, Raymond Saint-Pierre a été promu vice-président régional pour superviser les hôtels dans l’Est du Canada : Québec, Ontario et jusqu’à Stephenville à Terre-Neuve. « J’aimais beaucoup le repositionnement des propriétés, être impliqué dans les acquisitions et dans les nouvelles constructions », explique-t-il.

L’hôtel à convention Le Westin situé à Montréal, en face du Palais des congrès, est ce qu’il décrit comme étant l’un de ses plus beaux projets. Il a commencé à y travailler en 2004, lors de l’achat du terrain, a suivi sa construction, a participé au choix de la bannière, a été présent à l’ouverture en 2009 et est devenu son directeur général en 2010.

Raymond Saint-Pierre a ainsi cumulé deux postes jusqu’à sa retraite : « J’avais un pied dans les opérations et un autre dans le corporatif, ce qui m’aidait beaucoup dans mes fonctions journalières en parlant avec d’autres propriétaires d’hôtels ou les bannières. »

Parallèlement, il a été actif dans différentes associations durant toute sa carrière : président de l’Association des hôtels du Québec (1993), membre fondateur et président du Rotary Club du Vieux-Montréal (1994) et président de l’Association des hôtels du Grand Montréal (1997). Il a également été membre de comités à Tourisme Montréal et au Palais des congrès. Et depuis 2013, il est membre du Cercle des ambassadeurs de l’ITHQ.

« Une grande famille »

Raymond Saint-Pierre est donc resté plus de 25 ans dans la même entreprise. « J’ai toujours adoré ce que je faisais, je me sentais bien, je n’ai jamais eu de doute sur le fait que j’étais à la bonne place ! insiste-t-il. C’était toujours intéressant de venir travailler, j’avais des défis d’une année sur l’autre et l’appréciation des propriétaires d’hôtels que gérais, en plus du sentiment du travail accompli, me motivait à relever de nouveaux défis. »

Il parle également d’une grande famille composée d’individus engagés et professionnels. « On veut que tout le monde soit heureux et en même temps, c’est notre responsabilité de bien les traiter et de les aider dans leur carrière pour qu’ils gravissent les échelons. »

Il a ainsi attendu que la pandémie soit passée et que les activités en lien avec les contrats de gestion soient à nouveau actives pour prendre sa retraite en juin dernier, juste après avoir fêté ses 64 ans. Il aspire à présent à passer plus de temps avec son épouse.

L’industrie d’aujourd’hui

Il décrit l’hôtellerie d’aujourd’hui comme étant en pleine métamorphose. La main-d’œuvre est le premier élément évoqué puisqu’elle est difficile à trouver, ce qui met de la pression sur les écoles et incite les employeurs à s’adapter, entre autres du côté des horaires et du télétravail.

Les bannières sont ensuite citées. « Elles sont de plus en plus nombreuses et ont des sous-bannières qui représentent presque tous les segments de clientèle ; même les clients ont de la difficulté à s’y retrouver, souligne Raymond St-Pierre. Les opérateurs doivent donc s’assurer que ces derniers sachent qu’ils sont très importants et tisser des liens avec eux tandis que les attentes ne cessent d’augmenter, notamment en ce qui a trait au développement durable, entre autres avec la présence de bornes de recharge pour véhicules électriques. C’est un peu de la surenchère. »

Il termine en évoquant la technologie : « Tout doit être accessible depuis le cellulaire : de l’enregistrement à l’ouverture des portes de chambres, en passant par les demandes de services. C’est comme si moins le client va interagir avec nous et simplement utiliser la technologie, plus son expérience sera agréable et il nous appréciera. »

À lire aussi : Un vent de renouveau au Prix Hotelia de l’AHGM

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