Prix Eurêka : Restos Plaisirs fait rimer « écologie » et « économies »

7 octobre 2019 - Par Pierre-Alain Belpaire

Pour souligner l’engagement environnemental de milliers d’acteurs, organismes ou entreprises, Écotech Québec décernait, à la mi-septembre, ses premiers prix Eurêka d’un Québec vert et prospère. Parmi les lauréats, on note, dans la catégorie Commercial et Services, le couronnement du Groupe Restos Plaisirs pour l’utilisation du Solu-Robot, développé par Solucycle et visant à améliorer la gestion des résidus alimentaires. « C’est une grande fierté, réagit Pierre Moreau, PDG du Groupe. Je suis particulièrement heureux que nous soyons enfin reconnus pour autre chose que pour nos menus alléchants ou notre design innovant », sourit-il.

Afin de diminuer ses matières résiduelles dans son nouveau Cochon Dingue du Carrefour St-Romuald, Restos Plaisirs optait, voici trois ans, pour cette solution « simple et efficace ». « Après la transformation des déchets alimentaires en boue, sans utilisation d’eau, le robot achemine la matière vers un réservoir muni d’un système intelligent. Ce dernier envoie un signal lorsqu’il est nécessaire de procéder à la collecte, explique Écotech Québec sur son site Web. En récupérant ces résidus, le robot permet de les valoriser en énergie (biogaz) ou en compost. »

Convaincus, les responsables du Groupe Restos Plaisirs dotaient du même système le Cochon Dingue de la Place Ste-Foy et planchent aujourd’hui sur son installation prochaine dans la succursale de Lebourgneuf. « Dans certains de nos restaurants, ce n’est pas envisageable pour des questions d’espace et d’aménagement, comme par exemple dans notre restaurant du Quartier Petit Champlain, précise Pierre Moreau. Mais on analyse au cas par cas, on réfléchit et on espère pouvoir utiliser cette technologie partout où ce sera faisable. »

Si la solution Solu-Robot séduit tant le dirigeant, c’est qu’elle lui permet, résume-t-il, de faire rimer « écologie » et « économies ». En valorisant à 100 % leurs résidus alimentaires en biogaz ou en compost et en réduisant leurs gaz à effet de serre (les désormais célèbres GES) ou leur consommation de plastiques, les établissements équipés ont réalisé des économies mensuelles de près de 2 500 $. Au bout de dix ans et après élimination des coûts d’implantation, Écotech Québec évoque des gains de 260 000 $ par établissement. « Ça demande quelques efforts, ça demande de changer quelque peu ses habitudes, mais le jeu en vaut la chandelle », analyse le PDG.

Pierre Moreau, qui assure ne pas vouloir faire de ces combats « verts » des outils marketing, affirme penser à deux choses lorsqu’il se lance dans de tels projets : la rentabilité de ses restaurants et le bien-être de ses employés. « Pour nos équipes, pour nos jeunes employés surtout, l’écologie, le tri, le recyclage, c’est devenu un véritable réflexe. Chez Restos Plaisirs, on veut être des leaders en la matière, être en avant de la parade. On a osé innover et ce prix Eurêka est une superbe récompense qui nous poussera à aller encore plus loin. »

(Photo prise lors de la cérémonie. Crédit : Écotech Québec / fournie par TacTic Marketing)

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