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Premier entraînement officiel de notre équipe au Mondial des arts sucrés

 
29 novembre 2007
Jean-Luc Piquemal et Marie-Josée Lacombe à l’oeuvre
Cliquer sur la photo pour l’agrandir

« Ça fait trois jours qu’on fait de 6 h du matin à 11 h du soir ! », lance Jean-Luc Piquemal à notre arrivée dans ses ateliers de Val-Bélair, près de Québec, en fin de journée vendredi dernier. Le chef pâtissier, aussi copropriétaire du restaurant Le 47e Parallèle, à Québec, et sa coéquipière Marie-Josée Lacombe, chef pâtissière de l’Auberge La Sapinière, à Val-David, en sont à leur premier entraînement officiel en vue du Mondial des arts sucrés, où ils représenteront le Canada fin mars 2008. Dans ces trois derniers jours, de longues heures ont été passées à travailler chacun sur une œuvre sculptée : elle, en chocolat, lui, en sucre. Ceci sans parler des desserts en verrine, des petits fours, des tartelettes, des bouchées en chocolat, du dessert à l’assiette et de l’entremets pour lesquels les sculptures servent de présentoir, en plus d’une autre sculpture en pastillage.

« C’est la première fois que je fais une compétition, avoue franchement Marie-Josée Lacombe. Il y en a qui disent que je vais me casser la gueule. Ils ne savent pas ce que je peux faire ! » Bien qu’étant autodidacte, elle a réussi à décrocher le titre de pâtissière de l’année 2004, ce qui n’est pas rien ! Quoiqu’il en soit, la jeune femme semble déterminée à tirer profit au maximum de cette expérience unique.

Le Mondial des arts sucrés est une compétition dont la toute première édition se tiendra en France au printemps prochain, lors du salon Europain. Particularité de ce concours : les équipes qui s’y présentent doivent obligatoirement être composées d’un homme et d’une femme. C’est d’ailleurs cette exigence qui a inspiré le thème qu’exploite l’équipe canadienne pour sa prestation : le mariage.

Comment vous parler des œuvres réalisées par le duo Lacombe-Piquemal, alors qu’il ne faut pas trop en dévoiler, pour garder la surprise à la présentation finale ? Disons d’abord que le pâtissier s’occupe de réaliser la sculpture qui représente le côté féminin alors que la pâtissière a pour tâche de faire vivre le côté masculin. La spécialiste du chocolat a choisi de présenter une pièce à l’allure contemporaine alors que le mordu du sucre a utilisé un design au style beaucoup plus classique.

« Le challenge, techniquement, c’est de travailler avec le moins de couleurs possible. Ça nous oblige à travailler les textures : plus ou moins satinées, plus ou moins claires, explique Jean-Luc Piquemal. De plus, il faut trois points d’équilibre visuel dans la pièce : où que tu sois autour d’elle, il faut toujours que tu aies un point d’intérêt. »

De gauche à droite, on peut aperçevoir l’entraîneur Eddy Rosine, les deux candidats, Jean-Luc Piquemal et Marie-Josée Lacombe, et enfin le directeur de l’équipe, Roch Desjardins.

L’arrivée des deux membres manquants de l’équipe, en fin de journée, fait prendre une tournure plus théorique au reste de la rencontre. Roch Desjardins, le directeur de l’équipe, et Eddy Rosine, l’entraîneur, donnent leurs impressions et leurs conseils aux deux candidats, après que le pâtissier bien connu Alain Bolf eût fait de même lors d’une petite visite en après-midi. Bien que les oeuvres présentées aujourd’hui soient peut-être loin de ce qui sera véritablement présenté à la compétition, tout le monde semble fort satisfait du travail accompli.

La seule chose qui pourrait aller mieux est le financement, malgré que plusieurs commanditaires se soient déjà engagés envers l’équipe : « On appelle les députés, on essaie d’allumer du monde, mais on n’aura jamais le budget du Japon ou des États-Unis... », convient Jean-Luc Piquemal. Il y a en effet des équipes qui n’ont pas à lever le petit doigt, avant et après la compétition, pour faire des tâches comme laver la vaisselle et remballer et transporter leurs outils de travail. Toute une armée d’assistants se charge de ces travaux dont on pourrait bien se passer après une compétition si fatigante. Un rêve qui n’est pas encore accessible pour l’équipe canadienne. « J’ai fait une demande pour passer à l’émission Le Banquier, annonce Marie-Josée Lacombe. J’ai envoyé une vidéo lundi dernier. Je suis sûre qu’ils vont trouver ça original, des pâtissiers qui partent pour un concours. » Heureusement pour l’équipe, DGF, qui organise le concours avec Europain, paie les chambres et les repas des candidats pendant deux semaines.

On ne peut que souhaiter bonne chance à l’équipe et attendre avec impatience les résultats de ce premier Mondial des arts sucrés !

Pour mieux connaître l’équipe, vous pouvez visionner en entrevue Roch Desjardins et Eddy Rosine dans un reportage réalisé par Radio-Canada début novembre 2007.

Des détails supplémentaires sur le concours sont accessibles sur le site d’Europain et sur celui de DGF.

Mots-clés: Québec (province)
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