Perles et Paddock : Saisir les opportunités offertes par la loi 170

23 janvier 2019 - Par Marie-Ève Garon

L’adresse montréalaise Perles et Paddock a récemment lancé une nouvelle formule de menu afin de remplacer son classique trois services par une variété de petits plats. Cette décision permet à l’établissement de répondre à la demande de la clientèle, mais elle vient aussi anticiper l’application de dispositions du projet de loi 170, adopté le 12 juin dernier, et qui entrera en vigueur prochainement. Pour rappel, cette nouvelle loi autorisera, entre autres, les titulaires de permis de restaurant à servir de l’alcool sans obligation de consommer un repas.

« En fait, nous sommes revenus à la formule originale du Perles et Paddock, précise le copropriétaire Maxime Perrault. Les décisions qu’on a prises, au fil du temps, faisaient en sorte que nous proposions davantage un service classique. Aujourd’hui, pour différentes raisons, nous ramenons les plats de type "entrées" sur notre menu et c’est certain que la loi 170 est une de ces raisons. » Selon lui, la nouvelle législation permettra aux restaurateurs d’accueillir des gens dans des plages horaires moins traditionnelles qu’auparavant. « On pourra maintenant avoir des clients qui viendront prendre un verre avant un spectacle ou qui auront le goût de finir la soirée chez nous. »

Une proposition conviviale

Maxime Perrault mentionne d’ailleurs que le Perles et Paddock a toujours souhaité se positionner comme un endroit où il fait bon prendre un verre et un plat léger. « On veut être perçu comme un endroit où on peut finir la soirée dans une ambiance lounge. Mais avec la formule classique qui était annoncée un peu partout, ça n’envoyait pas ce message-là. » Le copropriétaire est pleinement conscient que le fait de revenir à une proposition axée sur des plats de format "entrées" enverra un message clair à la clientèle et permettra à l’établissement de profiter pleinement de la nouvelle législation. « Au départ, nous n’avions aucun plat principal sur notre carte, ajoute-t-il. Pour 2019, nous voulions revenir à cette idée et la loi 170 est venue consolider notre décision. »

Selon l’entrepreneur, pour que la transition vers ce mode de gestion se fasse sans trop de heurts, les restaurateurs auront des responsabilités à prendre. Ils devront se préparer, anticiper les choses, imaginer différents scénarios et miser sur la formation de leurs équipes. « Ce sera primordial que mes employés soient formés pour appréhender les situations qui pourraient potentiellement dégénérer et qu’ils puissent recommander avec diplomatie aux clients, qui auraient en tête de faire bruyamment la fête, de choisir un autre établissement. Si l’employé est formé pour ça, les choses pourront se passer de façon beaucoup plus naturelle. »

Pour Maxime Perrault, les acteurs du milieu ne doivent pas être trop alarmistes devant cette loi puisque la mission d’un bar restera la même et celle d’un restaurant sera toujours de servir des repas. « Les tenanciers ne veulent pas nécessairement que leur clientèle soit en état d’ébriété dans leur restaurant. Puis, les gens qui veulent faire la fête souhaitent être dans un bar avec d’autres gens consentants. Il faut prendre du recul et voir que Montréal, avec une initiative comme celle-là, continue juste de s’améliorer en tant que ville touristique et festive », conclut celui qui préfère donc, au final, envisager les choses du bon côté.

(Crédit photo : Facebook / Perles et Paddock)

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