Nelson Théberge, un sage de l’hôtellerie

5 décembre 2005

À 54 ans, Nelson Théberge est à l’apogée de sa carrière et sa joie montre bien que sa vie le satisfait. Issu d’une famille d’hôteliers, son parcours professionnel est celui d’un combattant acharné. Il a dû gagner bien des batailles et surmonter bien des difficultés avant de devenir directeur des services à l’industrie et de l’Hôtel de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.

Comme bien des professionnels, M. Théberge côtoie pour la première fois la profession d’hôtelier avec sa famille. Sa mère, jadis cuisinière, et son père, bûcheron, décident d’ouvrir un petit hôtel dans la région de Lévis et d’y servir les repas. C’est là dans les années 1960 que le petit Théberge commence ses premières plonges et découvre les différents secteurs d’activités reliés à l’hôtellerie.

Après des études secondaires, il entre en 1973 à l’Institut d’hôtellerie de la rue Poupart à Montréal pour voir et découvrir les rudiments d’un métier qu’il trouve à l’époque ennuyeux et dépassé. On prône la grande hôtellerie des années 1930 alors que M. Théberge souhaite voir un développement régional relié à une petite hôtellerie, plus conventionnelle et plus conviviale que celle des palaces ou grandes chaînes déjà présents. M. Théberge quitte alors la rue Poupart et se prend de passion pour le théâtre. Durant un an, il parcourt le Québec avec une troupe de théâtre en tant que gestionnaire, puis revient à l’entreprise familiale pour travailler à l’Hôtel le Kébécois à St-Romuald jusqu’à sa vente en 1979.

M. Théberge continue dans le secteur hôtelier avec la nouvelle et fringante chaîne québécoise des années 1980 : celle de l’Auberge des Gouverneurs. Il travaille à celle de Sainte Foy, puis ensuite au Sheraton de l’Île Charron et à celui de Laval. Il retourne ensuite aux études en 1993. Entretemps, M. Théberge vit différentes expériences,
notamment à l’Hôtel Roussillon de Jonquière, au Château Frontenac de Québec et au Château Laurier d’Ottawa. Ces expériences lui procurent des contacts privilégiés avec les ambassades telles que celle de Russie qui lui propose, pour le bar de l’hôtel du Château Laurier à Ottawa, la meilleure des vodkas russes. Au Château Frontenac, il occupe le poste de directeur de la restauration, un des postes qu’il a préféré dans tous ceux qu’il a tenus. Il garde le souvenir d’avoir participé au grand repas de l’époque entre Brian Mulroney et Ronald Reagan pour le sommet des Irlandais.

Dans les années 1990, M. Théberge, à 42 ans, effectue un virage et une remise en question qui lui fait quitter le pays pour le Vieux Continent, en France. C’est à l’Université d’Aix-Marseille III qu’il étudie pour obtenir un diplôme en marketing après sa maîtrise en administration des affaires (MBA). Ce recul lui a apporté bien des moments bénéfiques par la suite...

En 1995, diplôme en poche, c’est le retour en sol québécois, où il travaille en tant que consultant et spécialiste en redressement d’entreprises hôtelières. À cette même époque, l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec fait appel à ses services en tant que consultant et, de ce fait, lui propose un engagement à temps plein pour diriger l’hôtel de l’Institut.

Heureux qui comme Nelson fit un beau voyage et découvrit au fil des années les joies et les peines propres au métier... « C’est l’expérience, avoue M. Théberge, qui forme l’homme et donne le recul. » Un recul qu’a su utiliser à bon escient cet humaniste hors du commun. Simple, distingué et discret, M. Théberge est de ceux qui passent inaperçus, mais qui marquent leur temps. Ce passionné des chats apprécie le beau, le bon et n’hésite pas, comme perfectionniste de son art, à doser ses critiques.

Pince-sans-rire, M. Théberge est respecté et ses jugements toujours appréciés. Aujourd’hui, Nelson le magnifique partage son savoir ; nul doute qu’il est là pour rester dans les mémoires...

Dans cette édition

La comptabilisation de vos activités selon le Système uniforme des comptes pour restaurants
La nouvelle restauration pour les personnes âgées
Le gentil client qui ne se plaint jamais... le connaissez-vous ?
La satisfaction des clients est-elle un gage de loyauté ?
Vous souvenez-vous ?
Cahier Arts de la table et décoration
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Joie de Vivre Hospitality - Californie
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Le miel : quand je sucre, je mielle...



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