« Montréal est plus avant-gardiste que Toronto en cuisine » -Anthony Walsh

9 juin 2017 - Par Catherine Maisonneuve

Peu d’entre nous le savent, mais le numéro 1 des restaurants du groupe torontois Oliver & Bonacini, le chef Anthony Walsh, est montréalais. Effectivement, il a grandi dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce avant de quitter la métropole pour s’installer à Toronto pour ses études universitaires. Complètement surexcité à l’idée « d’enfin revenir en ville » le chef est omniprésent dans la métropole depuis son retour pour l’ouverture du premier établissement du groupe à Montréal (Bar George). Il participera également aux festivités du Grand Prix de Montréal, ainsi qu’au festival Yuleat à la fin de l’été.

« Je suis tellement content, j’ai enfin la chance de revenir à la maison, raconte chef Walsh avec enthousiasme. Montréal est un marché qui a toujours été, selon moi, très avant-gardiste en cuisine, et même un pas en avant de Toronto. »

Il confie que, lorsqu’il est arrivé dans la capitale ontarienne, il y a une vingtaine d’années, la scène gastronomique y était « très ennuyeuse ». Aujourd’hui, la ville a énormément évolué, mais selon le chef, Montréal a toujours été « en avant de la parade ».

« Quand je suis arrivé au Canoe, je faisais de la tourtière. C’était il y a 20 ans et tout le monde me trouvait fou. Mais, c’étaient les plats de mon enfance et je cuisinais ce que je connaissais. Par contre, je crois que mon héritage québécois a forgé mon identité en tant que chef, poursuit le montréalais d’origine. Ça me distinguait des autres. »

Lorsque je l’ai questionné à propos de la « controverse » provoquée ce printemps lorsque David McMillian (Joe Beef - Liverpool house, Vin Papillon), a affirmé que Toronto avait surpassé Montréal en termes de « ville culinaire », il est choqué par le mot.

« La compétition est saine en restauration, et de dire qu’une ville est meilleure que l’autre, ça n’a rien à voir. Toronto est plus américaine que Montréal, qui a une influence beaucoup plus européenne. Selon moi, Toronto est le petit frère surexcité qui veut tout faire à l’aube de la puberté et Montréal est le grand frère qui le regarde de loin et qui voudrait qu’il se calme. »

En conclusion, Walsh confie : « La scène gastronomique de Montréal est tellement cool. Le calibre qu’on retrouve ici, dans de petits restaurants de quartier qui n’ont pas les moyens d’un gros restaurant corporatif de Toronto est incroyable. C’est du très haut calibre. Il n’y a pas beaucoup de restaurants médiocres à Montréal, on va se le dire. »

 

Crédit photo : Nick Wong

 

 

 




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