Maillon d’Or 2019 : Les secrets du franchisé de l’année

1er février 2019 - Par Pierre-Alain Belpaire

La 18e cérémonie du Maillon d’Or, organisée ce lundi soir au Casino de Montréal par le Conseil Québécois de la Franchise, a récompensé plusieurs acteurs issus de l’univers des HRI. À la tête du St-Hubert Express d’Alma, Patrice Lavoie s’est vu remettre le très convoité titre de Franchisé de l’Année.
 
 
HRImag : Patrice Lavoie, comment réagit-on lorsqu’on entend son nom dans la catégorie « Franchisé de l’Année » ?

Avec une immense fierté, évidemment, et un certain sentiment du devoir accompli. Le fait que mon franchiseur, St-Hubert, ait pensé à moi, c’était déjà une superbe reconnaissance. Et de remporter ce titre, devant une foule composée de professionnels de l’industrie, ça restera gravé dans ma mémoire.

À quoi attribuez-vous ce succès ?

Ma force, c’est d’avoir commencé très tôt dans cet univers : j’avais 14 ans à peine (il en a aujourd’hui 41, NDLR). J’ai toujours travaillé pour St-Hubert, j’ai toujours fait cuire du poulet. Et j’adore ça. Au fil des ans, j’ai remporté 18 honneurs avec mes trois restaurants, je suis impliqué dans trois comités. Je pense que c’est cette fidélité qui a séduit le jury du Maillon d’Or.

Lorsqu’on a reçu autant d’honneurs et qu’on se voit décerner le titre de Franchisé de l’Année, est-il possible d’aller encore plus haut ?

Il y a toujours moyen de faire mieux. Nous, dans notre réseau, on est évalués chaque année : sur le service à la clientèle, sur la salubrité, … Il faut que tu sois capable de rencontrer les standards. Mais une fois que tu les as atteints, à toi de voir comment tu peux les dépasser, à toi de trouver les moyens d’innover.

Il y a donc de la place pour l’innovation dans l’univers de la franchise ? On aurait pu s’attendre à ce que les franchiseurs cadenassent et contrôlent, non ?

Pas du tout, les franchisés ont une certaine liberté. Tenez, j’ai par exemple développé le concept de "maître-rôtisserie", qui permet de matérialiser le parcours et le processus du poulet, du producteur à l’assiette. Ça nous a valu le Prix du Président l’an dernier : les dirigeants apprécient quand on aide à faire avancer la marque.

Mais concrètement, comment allez-vous vous y prendre pour encore vous améliorer ?

Le défi, c’est de recruter du personnel aussi motivé que vous. Je crois que c’est le seul moyen de surpasser les standards et de répondre à toutes les attentes de la clientèle. Il faut aussi se tenir au courant des nouvelles technologies, des nouvelles façons de faire.

En 2019, en quoi le modèle de la franchise est-il intéressant ?

Ça vous offre un support, une aide incroyable. Que ce soit sur le plan du marketing ou encore des ressources humaines, ça vous permet de vous reposer sur une structure existante et ça vous donne du temps pour vous occuper d’autres éléments, sur le terrain. La maison-mère s’occupe de tout ce qui pourrait vous distraire.

Conseilleriez-vous ce modèle à un jeune qui débute dans l’industrie ?

Sans hésiter ! Quand vous vous lancez dans la restauration, vous voulez faire ce que vous aimez, ce dans quoi vous êtes bon : servir le client, encadrer votre personnel, être dans vos cuisines. Si tout le reste est géré par la maison-mère, c’est un énorme avantage.

(Photo : Conseil Québécois de la Franchise)

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