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Les fruits de mer sont plus nutritifs et écologiques que la viande

 
12 septembre 2022
Crédit photo: Unsplash / Sunorwind

Écrite avec la collaboration de l’Université Dalhousie à Halifax et publiée la semaine dernière dans la revue Communications Earth and Environment, une étude démontre que la consommation de fruits de mer serait une option plus saine et respectueuse de l’environnement que celle du poulet, du bœuf ou du porc.

Les six auteurs ont comparé la densité en éléments nutritifs et les émissions de gaz à effet de serre, pondérées par la méthode de production, qui résultent de la pêche et de l’élevage d’espèces animales à l’échelle mondiale. Ils en sont venus à la conclusion que la consommation de petits poissons capturés dans la nature et des fruits de mer d’élevage, comme les moules et les huîtres, avait le bénéfice nutritionnel le plus élevé et les émissions de gaz à effet de serre (GES) les plus faibles.

La performance moyenne mondiale des 41 espèces de fruits de mer évaluées dans cette étude, pondérée par le volume de production des espèces, a montré que la moitié des espèces de fruits de mer étudiés avaient à la fois une densité nutritionnelle plus élevée et des émissions de gaz à effet de serre inférieures à celles du bœuf, du porc et du poulet.

Parmi les groupes de produits de la mer étudiés, les salmonidés sauvages - saumon rose et rouge -, les petites espèces pélagiques - par exemple, les harengs, les maquereaux et les anchois - et les bivalves d’élevage - molusques comme les huitres ou des pétoncles - ont le plus faible taux d’émissions de GES par rapport à la densité de nutriments et comprennent le tertile supérieur des espèces considérées. En revanche, les crustacés - crevettes ou homard par exemple - qu’ils soient d’élevage ou sauvages, et les céphalopodes - calamars - entraînent tous des émissions supérieures, tout en fournissant des scores nutritionnels inférieurs à la moyenne des produits de la mer.

Changer son menu

« Sur la base des modèles trouvés dans les attributs nutritionnels et l’impact climatique, nous recommandons de recentrer et d’adapter les modèles de production et de consommation vers des espèces et des méthodes de production avec une meilleure performance nutritionnelle et climatique, en tenant compte des besoins nutritionnels spécifiques et des objectifs de réduction des émissions », peut-on lire dans l’étude.

Un constat qui n’est pas nouveau puisqu’en 2014, un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture avançait déjà que « le secteur de l’élevage contribue de manière importante au changement climatique » et lui attribuait 14,5 % des GES découlant de l’activité humaine.

Selon un article de l’Agence Science-Presse, en 2021, l’ensemble de la production alimentaire représentait 25 % des émissions de GES de l’humanité. Les aliments qui contiennent des protéines animales ont l’impact environnemental le plus lourd : ils totalisent 14,5 % de toutes les émissions de GES du secteur agricole mondial, soit l’équivalent d’environ 8 milliards de tonnes de CO2 par an. De plus, comparativement aux autres protéines animales, la production de bœuf émet le plus de GES.

Dans le secteur de la restauration, des établissements ont ainsi décidé de réduire leur impact environnemental notamment en affichant leurs émissions de GES au menu ou encore en changeant leur carte, leur lieu de production ou leurs habitudes.

Pour lire l’étude en entier : L’évaluation de la diversité nutritionnelle des produits de la mer et des impacts climatiques permet d’obtenir des conseils diététiques plus complets

Mots-clés: International
Développement durable
HRI - Général
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