Les établissements de détention du Québec à la recherche de cuisiniers

19 novembre 2019 - Par Pierre-Alain Belpaire

Des offres d’emploi pour des postes vacants en cuisine, on en voit passer chaque semaine des dizaines, des centaines sur les réseaux sociaux des lecteurs et amis du HRImag. Mais l’une d’elles, qui tourne depuis peu, a ceci de particulier qu’elle émane du ministère de la Sécurité publique. Et si elle précise que le candidat doit, pour espérer répondre aux critères de sélection, être à l’aise avec l’idée d’évoluer dans une cuisine institutionnelle, c’est que les emplois en question amèneront les personnes intéressées à gérer les fourneaux … d’établissements de détention du Québec.

Contacté par notre rédaction, le ministère confirme que différents postes sont actuellement à pourvoir dans toutes les régions administratives du Québec, même si les besoins concernent principalement le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Capitale-Nationale, Montréal et la Montérégie. « À la suite de leur inscription au processus de qualification, les personnes jugées admissibles seront évaluées selon des critères essentiels à l’emploi, indique la direction des communications du ministère. Une fois cette étape réussie, les candidats seront inscrits dans la banque de personnes qualifiées de cuisinière et cuisinier, classe I pour une durée de cinq ans. Ils pourront, par la suite, être embauchés par un établissement de détention pour un emploi occasionnel ou régulier. »

Outre une liste des tâches contenant peu de surprises (composer les menus, préparer les repas, desserts et pâtisseries, participer à l’inventaire des aliments…), l’offre mentionne également les conditions qui attendent le futur travailleur : un salaire de 22,48 $ l’heure, un horaire de 38,75 heures par semaine (« pouvant toutefois varier au début de l’emploi »), un repas sur place offert lors de chaque quart de travail et ... un uniforme et des souliers fournis.

Si le ministère concède que, dans les établissements de détention, « les recettes sont plutôt standardisées », il recherche tout de même « des candidats qui sont capables de faire preuve de créativité en tenant compte des volumes (différents d’un établissement à l’autre), des budgets alloués, des équipements disponibles, du temps disponible, des contraintes alimentaires (diètes médicales, allergies, etc.) et des enjeux sécuritaires inhérents à l’environnement de travail. (...) Les cuisiniers ont la liberté de créer les salades offertes à la cafétéria pour les membres du personnel et de développer de nouveaux menus pour les personnes incarcérées et les employés. »

En date du 27 septembre dernier, quelque 119 cuisiniers évoluaient dans les centres de détention de la province et leur nombre varie d’un établissement à l’autre, « selon les volumes à produire et leurs particularités ». « Le service alimentaire est primordial dans un établissement de détention, considérant qu’il héberge des personnes privées de leur liberté qui ne peuvent pas se commander de repas de l’extérieur, indique-t-on du côté du ministère. Les contremaîtres, les cuisiniers et les aide-cuisiniers en établissement de détention sont des personnes dévouées, créatives et passionnées, qui confectionnent des menus nutritifs en fonction des besoins et des contraintes alimentaires des personnes incarcérées. Ils sont également parfois appelés à participer au programme de réinsertion sociale des personnes incarcérées en aidant celles qui travaillent au service alimentaire, soit à la laverie ou à la partition des repas de leurs codétenus, en les soutenant dans leurs tâches et, au besoin, en leur enseignant les bonnes méthodes de travail. »

Intéressés ? Un processus de qualification en vue du recrutement d’aide à la cuisine prendra fin le 25 novembre prochain. À vos C.V.!

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