Les croisiéristes débarquent : Vraie aubaine pour les hôteliers ?

22 août 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

Comme chaque année lorsque l’été touche, lentement mais sûrement, à sa fin, les croisiéristes s’apprêtent à prendre d’assaut le vénérable St-Laurent. En 2016, ce sont ainsi quelque 252 000 passagers, accompagnés de près de 100 000 membres d’équipage, qui ont sillonné le célèbre fleuve.

Cette arrivée massive de touristes au terme de la saison estivale représente une occasion en or pour les hôteliers québécois. Dans un dossier particulièrement complet, le Réseau de Veille en Tourisme s’est penché ce phénomène et, à grands renfort de chiffres et statistiques, a dressé le profil des passagers de croisières internationales.

Dans son analyse, Aude Lenoir note que, d’après un sondage effectué d’août à octobre 2016 par le ministère du Tourisme du Québec, la moitié des croisiéristes sont originaires des États-Unis (principalement de Californie et de Floride). Allemands et Britanniques sont également nombreux à bord des imposants navires. À l’inverse, les Canadiens ne représentent que 7 % de l’échantillonnage analysé par le MTQ. L’âge moyen des croisiéristes s’élève à 64 ans et seul un passager sur cinq (18 %) est âgé de moins de 55 ans. Enfin, pour une très large majorité des répondants (82 %), cette croisière est le seul voyage effectué au Québec au cours des trois dernières années.

Le succès des croisières sur les eaux laurentiennes représente une véritable aubaine pour les hôteliers installés dans les villes d’embarquement ou de débarquement. « Les établissements hôteliers, les motels et les auberges sont le principal mode d’hébergement des passagers », souligne ainsi l’étude du Réseau de Veille en Tourisme. 89 % des croisiéristes optent pour ce mode d’hébergement avant d’embarquer, 78 % le privilégient après le débarquement. À l’inverse, rares sont les passagers qui souhaitent passer la nuit sur le navire : 8 % à l’aller, 15 % au retour.

Entre les nuitées supplémentaires, les visites, les excursions et les inévitables repas, les croisiéristes dépensent en moyenne près de 300 $ sur la terre ferme (299,75 $ très exactement en 2016), un budget en nette augmentation au cours des dernières années. « Outre les nuitées additionnelles qui représentent 53 % du budget des passagers, les postes de dépenses les plus importants sont l’hébergement (la nuit avant le départ), la restauration et le magasinage. Quant aux membres d’équipage, leur budget est principalement consacré aux repas au restaurant », souligne Aude Lenoir.
 
 
Accédez ici au dossier « Portrait des passagers de croisières internationales au Québec »
 
(Crédit photo : pixabay)
 
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