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Les HRI réagissent au budget du gouvernement du Québec

 
24 mars 2022
Crédit photo: Alliance de l'industrie touristique du Québec

Le gouvernement du Québec a déposé le 22 mars dernier son budget pour 2022-2023. L’Alliance de l’industrie touristique du Québec se réjouit des annonces : « Les mesures sont très positives, car elles concilient les actions avec les ambitions, a fait savoir par voie de communiqué Martin Soucy, son président-directeur général. En agissant en partenariat avec les associations, les entreprises et le ministère du Tourisme, nous sommes confiants que l’année 2022, appuyée de ce financement, marquera la relance durable du tourisme québécois. »

L’Alliance estime que la mise en place d’une aide financière adaptée à la réalité des entreprises touristiques, telle que la possibilité de convertir en pardon une partie des prêts consentis dans le cadre du PACTE-Tourisme, démontre une capacité à s’adapter à la réalité des entreprises touristiques et à les soutenir.

Les réjouissances se retrouvent aussi du côté de l’Association Hôtellerie Québec : « L’appel au secours des hôteliers a été entendu, a déclaré Véronyque Tremblay, PDG de l’Association Hôtellerie du Québec, dans un communiqué. 57 millions $ sont réservés uniquement à l’hébergement touristique et plusieurs autres programmes bénéficieront à l’industrie, qui a été très durement éprouvée par l’effondrement du tourisme international et du tourisme d’affaires. Ces diverses annonces permettront de donner un sérieux coup de pouce aux hôteliers en manque crucial de liquidité pour qu’ils puissent se consacrer à la relance de leur entreprise et éponger une partie des dettes accumulées durant cette crise historique. »

Une relance et des investissements

Plusieurs points sont soulignés par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, dont la reconduction des programmes de soutien à l’investissement, décrits comme « ayant fait leurs preuves et facilitant la réalisation de projets innovants tout en développant les produits et expériences touristiques de calibre mondial ». Les 134 M$ pour bonifier l’enveloppe du Programme d’aide à la relance de l’industrie touristique (PARIT), dont 67 M$ dès cette année, permettraient notamment de « contribuer à la bonification de l’offre et de faciliter la transition des entreprises vers un développement plus durable et responsable ».

Les 15 M$ sur trois ans pour le prolongement du Fonds de financement pour les établissements hôteliers donneraient « des bases solides pour stimuler l’investissement ». Les 95 M$ sur cinq ans pour un accompagnement adapté aux régions touristiques et à leurs entreprises seraient « essentiels pour consolider l’expertise et la capacité d’intervention des associations touristiques régionales ainsi que soutenir les événements touristiques qui font la renommée des villes et régions du Québec ».

Et l’Association Hôtellerie Québec rejoint l’Alliance sur le programme de remboursement de la taxe sur l’hébergement (TSH) qui sera reconduit pour un montant de 7 M$ ainsi que le volet 2 du Programme d’appui au développement des attraits touristiques, pour la rénovation du parc hôtelier, qui sera renouvelé pour un montant de 50 M$.

« Un rattrapage plus que nécessaire »

Le Regroupement des Auberges du cœur du Québec salue pour sa part l’investissement de 25 M$ sur cinq ans pour le rehaussement du financement à la mission des organismes en hébergement communautaire jeunesse. Mais l’organisation, qui regroupe 31 auberges à travers la province, considère que le milieu a été délaissé dans le passé. En termes de financement, il se retrouverait loin derrière les autres ressources d’hébergement.

« Notre sous-financement s’élève à 25 millions de dollars annuellement, a rappelé par voie de communiqué Paule Dalphond, directrice générale du Regroupement des Auberges du cœur du Québec. Il nous faut reconnaître que ces 5 millions par année sont un premier pas important dans ce rattrapage plus que nécessaire. » Le Regroupement souligne qu’au manque de financement s’ajoute un contexte de pénurie de main-d’œuvre et d’inflation, tandis que les besoins de la population ne cessent de croître et que le personnel est épuisé.

Pénurie de main-d’œuvre délaissée

L’Association Hôtellerie Québec se dit pour sa part en attente d’autres annonces pour épauler les propriétaires qui « ont réellement besoin de moyens pour attirer des travailleurs ». Le constat est le même pour l’Association Restauration Québec : « Depuis plusieurs années, pourvoir les postes nécessaires à l’exploitation d’un restaurant est le défi numéro un des propriétaires d’établissements, peut-on lire dans un communiqué. L’Association aurait aimé voir des mesures permettant d’aider les exploitants du secteur à obtenir rapidement des travailleurs étrangers temporaires, notamment par le biais d’un projet-pilote pour l’ensemble de la filière bioalimentaire. »

Elle déplore aussi qu’aucune nouvelle mesure directe n’ait été ajoutée pour aider à la relance de l’industrie de la restauration. « Les mesures de relance demandées par la restauration ne se limitaient pas à une aide financière, a souligné Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales. Le gouvernement aurait pu opter pour des changements réglementaires permettant l’innovation dans notre secteur, par exemple en autorisant la vente de vin en tant que caviste, ou encore en retirant le timbre de droit sur les bouteilles d’alcool dans les bars et restaurants pour alléger le fardeau administratif »

Au niveau fiscal, il imaginait par exemple la suppression du nombre minimum d’heures rémunérées permettant d’accéder à la déduction pour petites entreprises (DPE).

Mots-clés: Québec (province)
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HRI - Général
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