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Le homard de Gaspésie, d’année record en année record

 
27 avril 2021 | Par Marie Pâris
Crédit photo: La Nomade Photographie / RPPSG

La nouvelle saison a commencé ce samedi pour les pêcheurs de homards gaspésiens, plus tôt que d’habitude en raison de l’hiver doux. La pêche va d’année record en année record depuis 2012, et le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG) s’attend cette année encore à un beau résultat. Cette hausse de la pêche s’explique notamment par les changements climatiques, qui apportent plus de homards en Gaspésie.

Après 3 026 tonnes pêchées en 2019, soit 5,3 millions de homards, la pandémie a à peine freiné 2020 : si un peu moins de crustacés ont été pêchés, notamment à cause d’une saison plus tardive, les consommateurs sont restés au rendez-vous. « La demande était là, même si certains marchés étaient fermés, comme la restauration, souligne Jean Côté, biologiste et directeur scientifique du RPPSG. Le homard s’est beaucoup vendu sur le marché local car les Québécois ont demandé un produit d’ici. »

C’est notamment en sentant l’intérêt des consommateurs locaux pour le homard de Gaspésie que l’entreprise Fruits de mer d’ici a vu le jour. Ce qui était au départ un projet de pandémie a finalement décollé, avec pour mission de livrer régulièrement et directement à Montréal des fruits de mer (homard, mais aussi pétoncle, crabe des neiges, morue ou crevettes) pêchés à Cloridorme, en Gaspésie.

Bientôt une appellation ?

Cette année marque en outre le 10 e anniversaire de la traçabilité du homard gaspésien : les pêcheurs identifient ainsi avec un médaillon les homards pêchés localement. « C’est une initiative assez unique à la Gaspésie et à notre pêcherie, note Jean Côté. J’ai vu de petites initiatives locales semblables, mais jamais aussi bien organisées que nous et à notre taille. » Ce mode de traçabilité permet également de mettre en relation les consommateurs et les pêcheurs via le site monhomard.ca, où l’on peut en savoir plus sur le pêcheur qui a capturé son homard via le numéro inscrit sur le médaillon.

Le RPPSG souligne au passage les différentes mesures prises pour instaurer une pêche durable au fil des ans. Par exemple, les pêcheurs utiliseront cette année de nouveaux cordages pour éviter que les baleines ne s’y emmêlent, et la taille minimale de capture du homard a été augmentée. L’année 2020 a marqué aussi la mise à l’eau du millionième bébé homard élevé en pouponnière. Cette activité vise à remplacer 5 % des homards pêchés chaque année, et alors que 100 000 bébés homards avaient été mis à l’eau il y a dix ans, plus de 250 000 ont été retournés au Golfe en 2020.

Enfin, une étude d’opportunité a été menée dans le cadre d’un projet d’appellation réservée pour le homard de Gaspésie. « On pourrait avoir ce nouvel outil pour aider à protéger la ressource, explique Jean Côté. Et une IGP, ça ouvre des marchés : ça permettrait peut-être à des transformateurs de vendre notre produit à meilleur prix à des nouveaux marchés qui aiment les fruits de mer et reconnaissent les indications valorisantes, comme l’Europe. » La prochaine étape pour le homard gaspésien ? Avoir un cahier des charges...

Mots-clés: 11 Gaspésie Îles-de-la-Madeleine
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