Le boom tequila

3 octobre 2007 - Par Caroline Rodgers

Soyez de la fiesta ! Découvrez l’origine et l’utilisation de la tequila et vous la regarderez d’un tout autre oeil après la lecture de cet article.

Plus de cinq cent ans nous séparent de la naissance de la tequila. Une légende raconte que dans la nuit des temps, le dieu du peuple olmèque, dans le Mexique précolombien, goûta le jus d’une plante nommée agave bleue. Ce nectar lui plut tant qu’il ordonna que cette saveur envoûtante lui soit désormais réservée.

Quand ils conquirent le Mexique au XVIe siècle, les Espagnols découvrirent que les Olmèques produisaient une boisson alcoolique à partir de l’agave poussant dans l’État de Jolisco, au nord du pays. Ainsi est née la tequila.

Cinq cents ans plus tard, plus de 170 marques de tequila existent. Elles se divisent en quatre types : la blanche (claro), l’or (especial), la reposée (reposado) et la vieillie (anejo). Si la dégustation traditionnelle avec sel et citron est la plus connue, la tequila se conjugue à d’autres ingrédients dans plusieurs cocktails. Certains connaisseurs considèrent toutefois que d’utiliser une tequila anejo 100 % agave dans un mélange est un pur gaspillage.

Le plus connu des cocktails est la margarita, mais, de plus en plus, des mixologues créatifs concoctent de nouvelles formules. C’est le cas de l’équipe du restaurant bar L’Assommoir, à Montréal, qui propose le Neon Watermelon à base de tequila.

Voir cette recette dans notre section Idées recettes

Selon le propriétaire Emmanuel Lopes, servir la tequila sous forme de cocktail est un gage de succès pour les établissements. « C’est plus payant, et le meilleur moyen d’en mousser le s ventes, note-t-il. On montre aux gens que la tequila, ce n’est pas uniquement quelque chose qui se boit sec. On peut aussi s’en servir dans les cocktails, et c’est de plus en plus tendance. »

D’autres recettes de cocktails à base de tequila sont offerts par la Chambre nationale de l’industrie de la tequila mexicaine : Macho, Tequilibrio, Margarita de fresa, Tijuana, Cucaracha, Submarine, Sunrise.

www.tequileros.org/website-english
(en anglais)

Tendance confirmée par le salon Vinexpo. Selon ses statistiques, la consommation de tequila devrait augmenter de 28 % d’ici 2010, faisant d’elle le spiritueux le plus en croissance au cours des prochaines années.

Distinguer la qualité

Le marché de la tequila haut de gamme s’est fortement développé au Canada et aux États-Unis au cours des dernières années, selon la Société des alcools du Québec (SAQ). Quelques tequilas de qualité supérieure apparaissent donc lentement sur les tablettes de la SAQ, au fur et à mesure qu’elles parviennent à atteindre les standards rigoureux de la société d’État. Des standards trop sévères, aux yeux d’Emmanuel Lopes. « Au Mexique, il y a vraiment des produits de qualité supérieure à ce que l’on retrouve ici, note-t-il. Et, en Ontario, un importateur d e la région de Toronto a introduit une trentaine de produits beaucoup plus intéressants. On les retrouve sur les tablettes de la Régie des alcools de l’Ontario. »

Testez vos connaissances

Vrai ou faux ?

  • La tequila provient d’un cactus.
    Faux.
    L’agave bleue, dont provient la tequila, n’est pas un cactus. Elle appartient à la famille des agavacées, et non des cactées.
  • Le mezcal est fabriqué exclusivement à partir de l’agave bleue.
    Faux.
    Le mezcal peut être fabriqué avec d’autres types d’agave, dont la verte. C’est pourquoi il ne porte pas le nom de tequila.
  • Le mot « anejo » désigne la tequila vieillie.
    Vrai.
    _ Pour obtenir une tequila de type anejo, ou ancienne, conservant le goût de l’agave, on doit la laisser vieillir de un à dix ans en barrique.

Mais comment distinguer une tequila supérieure d’une tequila moyenne, et de son cousin, le mezcal ? D’abord, il faut savoir que la tequila de qualité moyenne doit obligatoirement contenir 51 % de jus d’agave tequilana Weber de variété bleue pour mériter son titre, car il s’agit d’un produit d’appellation contrôlée. Jusqu’à 49 % du reste peut être composé de sucres.

Ainsi, les boissons fabriquées à l’extérieur des cinq États désignés par le gouvernement mexicain ne peuvent pas porter le nom de tequila. C’est le cas du mezcal, une boisson de fabrication artisanale concoctée à partir de différentes variétés d’agave. La tequila de qualité supérieure se distingue par sa pureté. « Il faut choisir une tequila composée à 100 % d’agave bleue. Mais il faudra s’attendre à payer le double du prix », explique Roger Valiquette, qui enseigne la sommellerie et la tenue de bar à l’École hôtelière des Laurentides. « Les plus belles tequilas sont celles qui ont vieilli pendant plusieurs années en barrique », ajoute-t-il.

Quelques produits intéressants disponibles au Québec, selon Emmanuel Lopes, sont la Olmeca et la Patron Anejo. Cette dernière marque appartient au populaire acteur Dan Ackroyd.

Photo : Tequilart

Une nouveauté sera aussi bientôt disponible dans les succursales Signature de la SAQ : la Real de Penjamo extra vieillie, une importation privée de la maison Tequilart. Olga Aguirre, de Tequilart, mentionne que cette tequila de couleur foncée de grande qualité se déguste lentement, comme un cognac.

M me Aguirre, qui est Mexicaine d’origine, espère que les Québécois découvriront qu’il est possible de boire la tequila autrement que dans les margaritas. La maison Tequilart prépare des recettes de cocktails à base de tequila, qui peuvent très bien accompagner divers plats.

Roger Valiquette est bien d’accord. « Au Mexique, c ’est monnaie courante d’accompagner le repas avec la tequila. Il faut oser ! » Selon lui, la tequila s’accorde bien avec les plats de crevettes, les plats épicés et même le poulet. Et pourquoi pas ?

Dans cette édition

L’importation privée
Petit guide d’achat des téléviseurs
En avant, la musique !
Sudoku-thème Lambrusco, numéro de septembre 2007
Dire oui à la souveraineté alimentaire ?
Que dit-on de votre entreprise sur Internet ?
thewhitehotel
Tendances et nouveautés dans le monde des boissons
Chef de l’année passionné et engagé
Augmenter votre productivité grâce au travail des femmes de chambre
Menu santé, menu d’avenir
Économie d’énergie : Une cuisine efficace en vaut deux



PROPOSEZ UNE
NOUVELLE !


© HRI 2012-2019
Tous droits réservés.

HRImag est un média francophone (site Web et magazine papier) qui offre de l'information de pointe sur l'industrie des HRI (hôtels, restaurants et institutions.