La syndicalisation en restauration, la réponse à tous les maux ?

24 août 2018

« Des cuisiniers qui font 60, 70, 80 heures et qui sont payés "à la semaine", c’est-à-dire 40 heures. Des quarts de travail de 8, 10, 12 heures sans pauses. Un très fort taux de roulement des employés, des renvois arbitraires. Des injustices liées au non-respect de l’ancienneté. Des patrons qui pigent dans les pourboires des employés. De la violence psychologique et parfois même physique. » Dans une lettre publiée ce vendredi dans Le Devoir, Guillaume Laplante-Anfossi, suiteur au Laurie Raphaël Montréal et président d’unité, Syndicat des Métallos, section locale 9400, dresse une liste des problèmes qui nuisent, estime-t-il, à l’industrie de la restauration québécoise.

Puisque trop d’employés « n’osent pas affronter [leur employeur] de peur de nuire à leur carrière en restauration », l’homme appelle de ses vœux la syndicalisation du monde de la restauration. « Bien que les grands syndicats soient présents en hôtellerie depuis très longtemps, la restauration privée, et en particulier la haute gastronomie, n’a jamais été très portée vers les regroupements de travailleurs. Nous, les employés du Laurie Raphaël, avons obtenu notre accréditation syndicale en avril 2017, la première (on me corrigera !) au Québec en haute gastronomie privée (...). »

Le recours à « cet outil puissant » permettrait notamment, souligne-t-il, de forcer l’employeur à traiter tous ses employés avec respect et sur un même pied et offrirait au personnel une« force collective quantifiable ».

Retrouvez la lettre complète sur le site du Devoir.

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