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Point de vue

Organisez-vous donc !

 
15 septembre 2021 | Par Robert Dion

Je côtoie des restaurateurs, hôteliers et acteurs des HRI depuis plus de 35 ans. Cela donne presque deux générations de gestionnaires, déjà ! Quand j’ai commencé, je parlais d’un secteur de passionnés, d’artistes et d’entrepreneurs dans une industrie encore en évolution. Mais qu’en est-il, aujourd’hui, après cette période d’apprentissage et de progression des façons de faire, de gérer et d’exploiter ?

Pour l’hôtellerie, on a vu le parc hôtelier bien évoluer, des motels en bord de route aux établissements dûment établis et dotés de standards définis et évolutifs. Du côté des services alimentaires, les personnes embauchées ont su dynamiser les RPA, les CHSLD et autres établissements de restauration et d’hébergement non commerciaux pour offrir de superbes expériences pour tous.

En restauration, la situation est beaucoup plus difficile, même si les chaînes ont mis en place des balises de gestion, de RH et d’exploitation assez contrôlées. Les indépendants, quant à eux, peinent à gérer la situation de façon professionnelle, de peur de perdre le côté artiste et familial, ou simplement par manque de temps et de ressources. On retrouve en effet encore beaucoup de lacunes en matière d’exploitation administrative et organisationnelle. Cette situation ne va pas aider l’industrie à être prise au sérieux par les diverses autorités qui nous gouvernent et nous financent.

Je persiste et signe : il n’y a pas trop de restaurants ; il y a trop de restaurateurs amateurs.

Pensez donc davantage en gestionnaires pour pouvoir garder aussi le côté artiste bien présent sur la scène des HRI !

Robert Dion, éditeur
[email protected]

 
 
Billet de la rédaction

La guerre des étoiles

 
17 septembre 2021 | Par Marie Pâris

Alors que le panonceau étoilé devant les établissements d’hébergement est en voie d’être supprimé par l’adoption imminente d’une nouvelle loi, un sondage réalisé par la firme Léger nous apprend que 87 % des Québécois veulent garder ce mode de classification.

Du côté de la restauration, les acteurs du milieu se plaignent souvent de l’objectivité de leurs distributeurs d’étoiles – les critiques culinaires –, surtout quand ils ne reçoivent pas le commentaire dithyrambique attendu. Si leur nombre chute radicalement (la faute en partie à la crise des médias), les blogueurs amateurs ont profité de la plateforme offerte par Internet pour occuper l’espace laissé vacant. Ils ne font cependant pas toujours l’unanimité, du fait notamment de leur manque d’expertise.

La clientèle prend aussi la plume de son côté, profitant des microtribunes qu’offrent les réseaux sociaux, Google Reviews ou encore Tripadvisor de ce monde. Là encore, si un joli commentaire offre un coup de pouce positif, certains internautes s’en donnent à cœur joie pour régler des comptes personnels au moyen de critiques incendiaires.

Alors, les étoiles et notes des établissements ont-elles toujours leur place et leur pertinence ? Sinon, sans les faire disparaître, faudrait-il peut-être modifier le système ? Car après tout, rien ne se perd, tout se transforme.

C’est le cas par exemple des motels, hébergements perçus il y a peu comme ringards et qui font leur grand retour entre les mains de jeunes couples d’urbains motivés. Ou encore des superbes édifices patrimoniaux que le gestionnaire immobilier Georges Coulombe remet aux normes en leur redonnant leur éclat d’antan, créant ainsi des hôtels ou cafés dotés d’un charme tout particulier. Ou enfin des influences culinaires autochtones ancestrales qui viennent enrichir les plats d’aujourd’hui.

Bref, tout est cyclique, et pour avancer il ne s’agit pas tant de rompre avec le passé que d’adapter le présent.

Bonne rentrée !

Marie Pâris, rédactrice en chef
[email protected]

 
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