La Canting : « La bouffe chinoise, c’est pas que du général Tao ! »

 
20 novembre 2020 | Par Marie Pâris
  • Ouverture officielle : 6 novembre 2020
  • Nombre de places assises : 45
  • Propriétaires : Helena Lin et Benjamin Serapins

« Il y aura toujours une raison de ne pas ouvrir… » Pour Benjamin Serapins, fermeture des salles à manger ou non, il était temps de lancer le projet sur lequel il travaillait depuis longtemps avec sa complice, Helena Lin. Leur restaurant La Canting a donc ouvert ses portes voici peu sur la rue Saint-Patrick à Montréal, dans Pointe-Saint-Charles. Dans ce quartier plutôt résidentiel, qui compte peu de restaurants, le bâtiment Nordelec, au rez-de-chaussée duquel est installé le nouveau venu, accueille près de 6 000 employés.

« On avait déjà le bail, on avait fait les rénovations, puis la première fermeture des restos a mis nos plans en pause, poursuit Benjamin Serapins. À la réouverture, le retour dans les bureaux a été très graduel. Donc on a décidé d’ouvrir pour alimenter les gens du quartier. À la deuxième fermeture des salles à manger, on s’est dit qu’on allait se lancer avec du take-out pour commencer à se faire un nom. On a la passion, la drive... Ça va demander plus de travail, mais on est capables. »

Helena cuisinait auparavant au Bouillon Bilk puis à Elena Pizzeria. Benjamin était quant à lui en salle au Burger Bar, avant de passer derrière le bar du Cadet. C’est là qu’il rencontre Helena ; les deux partenaires décident alors de lancer leur propre projet. Au menu de La Canting : du « comfort food, mais twisté », explique Benjamin. « On voulait sortir des idées préconçues. La bouffe chinoise, c’est pas que du général Tao et du poulet à l’ananas ! »

D’origine taïwanaise, Helena a également habité en Chine et en Malaisie, et c’est dans cette enfance en Asie qu’elle puise l’inspiration de ses plats. Leur établissement sans prétention tire son nom du mélange du français « cantine » et du mandarin « can ting », qui signifie « restaurant ». « Le concept, c’est de partager plusieurs plats ensemble et de prendre une bouteille, dans une belle ambiance », résume Benjamin. À la carte : vins nature et bières artisanales.

Pandémie oblige, Helena a donc travaillé une offre de take-out en faisant en sorte que tous ses plats soient bien présentés dans les boîtes, « de façon très instagrammable » précise Benjamin, et dans des contenants écoresponsables. « Maintenant, on n’attend plus que le gouvernement pour nous donner la permission d’ouvrir la salle à manger… »

(Crédits photo : Jean-Pierre Karwacki et La Canting)

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