La Belle & La Bœuf : « L’ouverture du 10e ? On pense déjà au 14e ! »

10 juillet 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

Six ans après le lancement du premier restaurant La Belle & La Bœuf, Jacques Gaspo, Peter Mammas et Lawrence Mammas célèbrent l’inauguration de la dixième succursale, basée à Boucherville. Cet établissement, le plus vaste que compte actuellement la bannière (7 000 pi2), est divisé en cinq salles arborant chacune leur propre look et une ambiance distincte : salle familiale, solarium, terrasse, salon privé d’après-ski et bar principal. Le tout, évidemment, dans un décor avant-gardiste, typiquement dans la veine des neuf autres adresses.
 
 
HRImag : Jacques Gaspo, comment se sent-on lorsqu’on atteint le cap des 10 établissements ?

Là, je travaille sur le 14e La Belle & La Bœuf. Alors le 10e, ça me paraît déjà loin... (rires)

Au lendemain de l’inauguration du 10e, vous préparez déjà le 14e ? Mais quels sont vos objectifs ?

On souhaiterait une quarantaine, voire une cinquantaine de restaurants, incluant ceux aux États-Unis, d’ici cinq ans, à l’horizon 2024.

Comment expliquez-vous cette rapidité ?

On sait ce qu’on a à faire. Et on le fait. Notre concept plaît, il a le vent dans les voiles. Et on en profite. On savait que si le premier La Belle & La Bœuf fonctionnait, on développerait, on se déploierait.

Y a-t-il eu des moments de doute au cours de ces six années ?

Pas vraiment. Notre force, c’est que nous avons trois profils différents et très complémentaires : un artiste-designer, un développeur et un financier. Cette combinaison nous permet d’avancer rapidement. Et nous sommes particulièrement bien entourés. Il faut aussi saluer nos franchisés, ce sont eux qui font la différence sur le terrain.

Le restaurant de Boucherville se démarque par sa taille. Pourquoi avoir opté pour un si grand espace ?

Il était plus grand mais pas forcément plus cher, ça nous a évidemment intéressés. La taille nous a permis de développer ce concept en cinq salles, de nous amuser un peu au niveau du visuel.

Outre la nourriture, l’ambiance et l’aspect ludique sont devenus de véritables marques de fabrique de cette chaîne. Pourquoi insister autant sur ces éléments ?

Les Pacman, les jeux de table, on en avait dès le tout premier La Belle & La Bœuf. On était un peu des précurseurs sur ce coup-là. On s’est dit qu’en plus d’une nourriture excellente et d’un service impeccable, il fallait donner autre chose au client, lui offrir une expérience exceptionnelle dans le design, dans l’amusement. On tenait à en mettre plein les yeux, plein le ventre, plein la tête.

Étant en charge du design, vous imposez-vous malgré tout une ligne directrice commune ou repartez-vous de zéro pour chaque établissement ?

On a besoin que ce soit différent ! On ne veut pas uniquement et simplement dupliquer un décor, reproduire une ambiance. Ce serait plus rapide et plus facile, bien entendu, mais on a décidé d’innover à chaque fois.

Il reste malgré tout un esprit La Belle & La Bœuf. Comment le définiriez-vous ?

Je dirais "Rock alternatif".

Avec autant de concepts distincts, autant d’ambiances différentes, existe-t-il un public-cible ?

L’avantage, c’est qu’au fil des ans, on a développé un concept qui fonctionne auprès de toutes les cibles, qui plaît à tout le monde.

Vous dites « Nous n’adoptons pas les tendances, nous les créons ». Sans trop en dévoiler, quelles seront les tendances au cœur des prochains La Belle & La Bœuf ?

On va travailler sur les miroirs, l’infini, les effets visuels, l’éclairage. J’aimerais aussi me pencher sur la mode Bowie, ramener l’Angleterre au Québec. Et j’ai bien d’autres idées et projets, ne vous inquiétez pas...

(Crédit photo : La Belle & La Bœuf)

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