Jean-Sébastien Nadon : « Les concierges doivent se renouveler »

 
19 mars 2020 | Par Pierre-Alain Belpaire

C’était il y a à peine une semaine, cela semble déjà une éternité… Le mercredi 11 mars dernier, Tourisme Montréal décernait ses Prix Distinction dans les murs du Centre des Sciences et rendait ainsi hommage à divers acteurs de l’industrie ayant aidé au rayonnement touristique de la métropole. Dans la catégorie « Prix Concierge », l’organisme couronnait ce soir-là le représentant du Courtyard Marriott Centre-Ville, Jean-Sébastien Nadon.

Originaire d’un petit village de Lanaudière « où il est impensable de ne pas saluer celui qu’on croise », le jeune homme évolue depuis une quinzaine d’années dans le paysage hôtelier. « La maintenance, la sécurité, l’aide de nuit, le voiturier, le chasseur…, j’ai occupé plusieurs postes, mais c’est sans hésitation celui de concierge qui me plait le plus, confie cet ancien étudiant en cinéma. J’aime être au contact des clients, leur dire bonjour, les accueillir. » Mais, répète-t-il, sa tâche est bien plus diverse et complexe que cela. « On doit embellir et simplifier leur séjour. La reconnaissance qu’on recevra dépend du plaisir qu’on leur procurera. »

Au fil de sa carrière et notamment depuis son entrée au Marriott montréalais voici six ans, Jean-Sébastien Nadon a appris à poser les bonnes questions pour offrir les meilleures réponses, à mieux connaître et « vendre » sa ville d’adoption, à mieux cibler et cerner les attentes des différentes clientèles qui se présentent à lui. La popularité grandissante des applications et autres nouveaux outils technologiques, qui font craindre à certains une prochaine disparition du poste de concierge, ne l’inquiète que modérément. « À nous de nous rendre plus utiles que les machines, de personnaliser et d’humaniser notre service, glisse-t-il. De nos jours, les gens ont encore besoin d’un contact humain, ça les rassure de parler à quelqu’un en entrant dans l’hôtel. »

Cette technologie, le concierge moderne devrait plutôt en faire une précieuse alliée, explique le lauréat. « Les concierges doivent se renouveler. » Pourtant, s’il utilise blogues et réseaux sociaux pour toujours mieux connaître Montréal et ses trésors, Jean-Sébastien Nadon avoue qu’à ses yeux, rien ne vaut, pour l’heure, une présence « sur le terrain ». « Je me promène beaucoup, je vais dans des événements, des festivals. J’essaie de comprendre et de sentir la ville. Je me fie beaucoup aussi aux commentaires des clients, qu’ils soient positifs ou non. »

Conscient que ce prix prestigieux lui amènera crédibilité et visibilité, Jean-Sébastien Nadon confie qu’il pourrait bien, dans le futur, « sortir de l’île » pour se lancer dans le récréotourisme ou le tourisme d’aventure. « Je pourrais amener mon expertise en région, utiliser tout le bagage accumulé. C’est encore assez flou, mais la seule certitude, c’est que ça me prendra encore et toujours un contact humain. »
 

(Sur la photo fournie par Jean-Sébastien Nadon, Eve Paré (PDG de l’AHGM), Jean-Sébastien Nadon et Yves Lalumière (PDG de Tourisme Montréal))
 

Pour suivre les Prix Distinction :

Mots-clés: 06 Montréal
Palmarès / Classements
Tourisme
Hôtellerie

À lire aussi !

© HRI 2012-2020 Tous droits réservés.
HRImag est un média francophone (site Web et magazine papier) qui offre de l'information de pointe sur l'industrie des HRI (hôtels, restaurants et institutions).