Ian Perreault : il faut croire en l’économie du Québec

21 avril 2017 - Par Charles Prémont

Ian Perreault est connu pour être le chef de Chez Lionel, mais c’est également un sérieux homme d’affaires. Ayant travaillé dans 23 restaurants et engagé près de 1 000 personnes dans sa carrière, le cuisinier est aussi un commerçant aguerri. Et c’est ce volet de sa personnalité qui lui a donné envie de s’impliquer avec Bœuf Québec.

« Dans la vie, moi, je travaille au Québec, dit-il. J’aurais pu aller ailleurs, mais c’est ici que j’ai choisi d’être et je crois beaucoup en l’économie locale. Je n’achète pratiquement pas en ligne, je vais manger dans les restaurants, je dépense mon argent ici. On se plaint qu’on paie trop d’impôts, mais si tout le monde consommait “Québec” pour 50 $ ou 100 $ de plus par semaine, on en verserait peut-être moins. Pis moi, j’aimerais ça. »

La production de bœuf québécois est en perte de vitesse depuis quelques années et les efforts sont mis pour relancer la filière. Or, c’est compliqué. Il faut réussir à vendre toutes les parties de la carcasse, pas seulement les pièces nobles, et assurer un standard de qualité et de découpe pour être en mesure d’augmenter le volume d’abattage. « Ce bœuf-là, on n’en trouve pas encore en épicerie parce que la production n’est pas là, explique Ian Perreault. Il faut montrer que le modèle fonctionne avant que les plus gros embarquent. Et si les restaurateurs n’emboîtent pas le pas, ça ne marchera pas et ces profits vont s’en aller ailleurs. »

Un bœuf qui n’a peut-être pas d’avantages par rapport à la qualité ou au goût, mais qui est définitivement plus écologique. « Je pousse, mais c’est vrai qu’un des gros problèmes qu’on a par rapport au réchauffement climatique, c’est le transport. Et c’est sûr que tu peux acheter local tout seul chez vous et c’est parfait, mais quand tu as une entreprise, ton impact est beaucoup plus grand. »

Jusqu’à maintenant, Chez Lionel, mais aussi la chaîne de restaurant de La Cage Brasserie sportive et l’ITHQ servent du bœuf certifié québécois. « L’important, c’est que ce soit bon “dans gueule”. Il faut que la qualité soit là et que le prix soit compétitif, parce qu’on a tous des employés et un loyer à payer et que, au bout du compte, si on fait faillite, ça n’aide personne. Mais jusqu’à maintenant, ça marche bien. Depuis cinq semaines, ma macreuse et mes burgers sont faits avec du bœuf québécois et personne ne s’est plaint. On a changé pour un produit local et tout le monde est content : pour moi, c’est une valeur ajoutée. »

 




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