Huit ouvertures annoncées : L’Œufrier passe « à la vitesse supérieure » 

8 août 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

Pedro Médina, Kevin Henriques et Tony Khoury, les propriétaires de L’Œufrier, ont annoncé ce mardi leur intention d’inaugurer, « dans le courant de la prochaine année », huit nouvelles succursales. Leur réseau passera alors de 24 à 32 établissements. Si la bannière inaugurée en 1995 avait déjà accueilli plusieurs nouveaux venus au cours des derniers mois, cette expansion « n’est qu’un début », prévient Pedro Médina.
 
 
HRImag : Pedro Médina, en annonçant huit prochaines ouvertures, L’Œufrier semble accélérer soudainement. Pourquoi ? Quel est le déclenchement ?

On a voulu prendre notre temps pour bien faire les choses, tout simplement. Des places à déjeuner, il y en a des tonnes au Québec. On a analysé le marché, on a développé notre concept, on a tenu à se démarquer. Et maintenant que L’Œufrier s’est fait une place, que notre offre est connue et appréciée, nous sommes prêts à passer à la vitesse supérieure.

En quoi votre concept se démarque-t-il ?

Nous voyons les choses différemment : des espaces plus limités en nombre de pieds carrés, des menus plus diversifiés, plus originaux, des innovations dans l’univers du déjeuner comme le mac and cheese ou la guedille, un décor spécifique à chaque établissement…

Dans votre slogan, L’Œufrier est décrit comme une « boufferie ». Comment définiriez-vous ce terme ?

Une boufferie, ce sont des assiettes généreuses, voire trop copieuses, des graffitis, de la musique, des restaurants vivants, dynamiques, où les gens se parlent, interagissent, se touchent presque.

Vous étiez jusqu’ici cantonnés à la région montréalaise ou à son voisinage. Faut-il voir dans l’annonce de votre future ouverture à Trois-Rivières une volonté de conquérir l’ensemble du Québec ?

Et pas que le Québec… Nous voulons nous envoler, sortir de Montréal. Notre concept peut s’installer partout, de La Malbaie à Gaspé en passant par l’Outaouais. Notre force, c’est qu’on ne cherche pas forcément à faire de gros volumes, mais plutôt de belles marges de profit. On travaille sur de petits espaces, on vise la proximité, l’intimité presque. Et je suis persuadé que notre menu, même s’il a convaincu les Montréalais, se démarquera encore davantage en région.

Comment pensez-vous conserver votre identité dans un réseau de plus de 30 adresses réparties sur un plus grand territoire ?

C’est là le vrai challenge ! Cela passe tout d’abord par le choix du bon franchisé. C’est la base. Il faut ensuite s’assurer que chaque succursale développe sa propre identité, son propre look, en conservant toutefois différents aspects rappelant L’Œufrier. C’est une question d’équilibre.

Tous les restaurants de votre bannière sont-ils des franchises ?

Oui. À part le futur établissement de Trois-Rivières, qui sera, pour commencer du moins, un corporatif.

Pourquoi avoir opté pour le modèle de la franchise ?

Cela nous a permis de nous développer plus sereinement, de mieux contrôler la gestion des établissements. Tenez, ce matin, j’ai visité trois succursales : dans les trois cas, le propriétaire était sur place. C’est un immense avantage. On a eu par le passé trois restaurants corporatifs. Disons que l’expérience ne nous fut pas forcément favorable. On apprend de nos erreurs…

Vous aurez presque doublé votre nombre d’établissements en deux ans à peine. Pensez-vous poursuivre sur ce même rythme ?

Oui ! Et même accélérer encore un peu. L’idéal, je pense, serait de parvenir à 10 ouvertures par an. Cela peut paraître trop optimiste mais les demandes sont là, nous prenons le temps de les analyser.

Pourriez-vous imaginer sortir du créneau « déjeuners » ?

On veut amener le déjeuner ailleurs, le révolutionner. Le Québécois est pratiquement prêt à déjeuner toute la journée, certaines chaînes en font l’essai depuis quelques mois. Je ne suis pas contre l’ouverture à temps plein d’une place à déjeuners mais je pense qu’il est encore un peu tôt, que le Québec n’est pas encore rendu là. Cela nous demanderait en outre de repenser notre menu, de proposer une offre qui vaille vraiment le coup à la journée longue. Mais je ne ferme aucune porte !

(Sur la photo, de gauche à droite : Tony Khoury, Kevin Henriquez et Pedro Médina. Gracieuseté L’Œufrier)

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