Hotelia 2019 : « Chaque employé a forcément une idée intéressante »

5 novembre 2019 - Par Marie-Ève Garon

Près de 150 hôteliers et partenaires du milieu touristique étaient rassemblés à l’Auberge Saint-Gabriel le 24 octobre dernier, pour assister à la cinquième édition des Prix Hotelia. La soirée, organisée par l’Association des Hôtels du Grand Montréal (AHGM), avait pour objectif de célébrer les meilleures initiatives hôtelières ainsi que les établissements ou membres du personnel qui les ont prises. Du 28 octobre au 7 novembre, HRImag livre un portrait de chacun des lauréats.

Laurent Plantavin, directeur de la restauration à l’Hôtel William Gray, possède une feuille de route pour le moins impressionnante. Récipiendaire du prix « Coup de cœur RH », le Français d’origine aime relever de nouveaux défis en prenant soin de mettre de l’avant tous les humains qui participent à sa réussite. Le jury des Prix Hotelia a ainsi récompensé l’audace du dirigeant, lui qui met en place des mesures novatrices favorisant la motivation, la performance et la rétention du personnel : système de primes de temps ponctuelles, bonification de performance et d’assiduité, octroi de coupons rabais pour souligner les surcharges de travail, programme d’étoiles d’or et d’employé du mois…

« J’ai fait un bac en biologie marine, mais je finançais mes études en travaillant comme barman dans des restaurants à Paris, mentionne-t-il. Après un rendez-vous manqué en océanographie, j’ai choisi de prendre un an pour travailler dans le service à la clientèle dans le milieu de la restauration. Mon intention était de retourner à l’école par la suite, mais les choses se sont déroulées autrement. » Arrivé au bon endroit, au bon moment, le gestionnaire se retrouve, à 20 ans, au sein d’un groupe de restaurateurs parisien en pleine évolution où il gravit rapidement les échelons dans l’équipe de direction. « À 23 ans, j’ai obtenu mon premier poste de directeur dans un restaurant à Paris. » Même si sa situation évolue à merveille, le jeune homme ressent le besoin de repousser ses limites. « J’ai eu une petite remise en question car je trouvais que les choses s’étaient déroulées très vite. » En 2001, il s’installe donc au Québec avec le désir de repartir à zéro.

Un gestionnaire en mouvement

Avant de joindre l’équipe du William Gray, Laurent Plantavin ne se repose pas sur ses lauriers. En plus d’occuper différents postes de gestion, il ouvre notamment deux petits restaurants français sur le Plateau Mont-Royal qu’il gardera pendant cinq ans. « J’avais la volonté sincère de faire quelque chose de différent. J’ai eu la chance de travailler avec des gens qui me sont restés fidèles pendant presque la durée de l’aventure. Nous étions avant-gardistes et j’ai adoré cet épisode de ma carrière. » Constamment en mouvement, le gestionnaire cumule les expériences qui lui permettent de se diversifier, d’innover et de développer tant son savoir-faire que son savoir-être. « J’ai un parcours atypique, j’en suis conscient. Je m’étais donné jusqu’à l’âge de 40 ans pour occuper à peu près toutes les fonctions que cette industrie permet de faire. »

Lorsqu’il est approché par le Groupe Antonopoulos, le dirigeant est tout de suite séduit par le projet et les valeurs familiales de l’employeur. « Ils m’ont laissé m’exprimer dans le day to day et ce fut une vraie révélation pour moi. » La façon de penser du Groupe, dont les trois piliers sont le service, l’esprit de famille et l’audace de faire les choses autrement, inspire profondément le gestionnaire. «  J’ai pris ce dernier point très au sérieux. Le Groupe m’a beaucoup supporté et a eu confiance en toutes mes initiatives. » Depuis son entrée en fonction, il accorde énormément d’importance à la communication entre les équipes et à la collection d’informations. « Je crois que chaque employé, peu importe son poste, a forcément une idée intéressante qu’on peut ajouter dans l’équation du succès de l’hôtel. » Toutes ces mesures mises en place visent à optimiser la motivation ainsi que la transparence entre les différents paliers décisionnels. « Je trouve important que les employés comprennent notre réalité de gestionnaires et vice versa. Ce mouvement permet que l’on bouge tous ensemble au diapason. »

Le directeur croit en outre que la mise en place de mesures mobilise les équipes et favorise la rétention parce que chaque employé se sent impliqué. « Le gestionnaire d’aujourd’hui doit vraiment être dans l’échange. Puis, un employé qui se sent considéré, qui a les outils et la formation nécessaires pour pouvoir fonctionner, sera en mesure de créer lui-même l’expérience client. Les grosses réformes sont importantes, mais les petites actions au quotidien s’avèrent essentielles. »

(Photo fournie par l’Association des hôtels du Grand Montréal)

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