GastronomiQc Lab : Quand le terroir forestier invite au dialogue

21 février 2019 - Par Marie-Ève Garon

Ce lundi avait lieu à Québec le Rendez-vous du GastronomiQc Lab portant sur les produits sauvages comestibles. L’événement réunissait différents acteurs du secteur bioalimentaire : chefs, restaurateurs, chercheurs, producteurs et transformateurs (Chapeau les bois). Les rencontres de ce type ont pour objectif de réunir les parties autour d’une même thématique et d’ainsi créer un dialogue.

« Notre territoire forestier est un maillon emblématique de l’identité culinaire du Québec. C’est en quelque sorte une première pierre qu’on érige, à travers ce vaste dossier, afin de mieux valoriser cette ressource-là, explique Véronique Perreault, professeure associée à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval et chercheuse principale à l’ITHQ. Aujourd’hui, c’est la démonstration autour d’une thématique qu’on a mise de l’avant dans le cadre du doctorat de Nathalie Lachance, mais ça démontre bien ce qu’on veut faire avec le GastronomiQc Lab puisque notre but est de réunir les différents acteurs concernés et de provoquer une discussion sur un sujet en particulier. » D’autres thématiques seront éventuellement mises en perspective, notamment sur la restauration indépendante.

Pour cette première recherche au niveau doctoral, l’équipe a jugé nécessaire de faire un état des lieux et de pousser la réflexion afin de mettre de l’avant la recherche sur la thématique des produits sauvages comestibles. En ce sens, Véronique Perreault reconnaît que les restaurateurs sont des acteurs fort importants dans la mise en valeur de notre gastronomie locale. « Le mouvement est déjà bien amorcé auprès des chefs, mais on veut aller encore plus loin en multipliant les points de vue. »

Réfléchir ensemble

Après seulement une année d’existence, le GastronomiQc Lab suscite déjà quelques pistes de réflexion chez des chercheurs de différentes disciplines : géographie, sociologie, sciences alimentaires et comportementales, etc. « Éventuellement, nous croyons que des chercheurs et des étudiants de 2e et 3e cycles pourraient s’intéresser, par exemple, à la composition des produits, à leur valorisation, au profil sensoriel, à la caractérisation et l’acceptabilité de la ressource… »

L’approche interdisciplinaire représente un atout indéniable autour de laquelle cette réflexion s’articule et dont un des objectifs est de mettre en commun des réseaux complémentaires, dont ceux connexes à l’Université Laval et l’ITHQ. « Nous, à l’ITHQ, sommes très près des HRI. Les équipes de l’INAF ou de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval ont une proximité avec la Forêt Montmorency, les producteurs et transformateurs agroalimentaires. On joint nos réseaux. »

Selon la professeure et chercheuse, le développement d’une programmation de recherche doit se faire en mobilisant les différents acteurs de l’industrie afin de réaliser des projets viables. « Dans les universités nous développons parfois des projets très pertinents du point de vue de la problématique, mais ça ne vit pas dans le secteur. C’est pour cette raison que nous trouvons important de faire des activités d’animation et de maillage, éventuellement de diffusion de résultats, pour ne pas rester chacun dans son coin à réfléchir à la question. »

(Crédit photo : Marie-Ève Garon)

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