Gallea : La technologie au service de l’art… et des HRI

28 juin 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

D’un côté, des milliers d’artistes amateurs qui rêvent de voir leurs créations admirées par un vaste public, voire de vendre le coloré fruit d’heures de travail. De l’autre, une foule de professionnels de la restauration et de l’hôtellerie qui s’interrogent sur la meilleure manière de décorer leurs murs et rehausser l’ambiance de leur établissement. « Mais entre ces deux univers, le dialogue n’est pas toujours aisé », constate Guillaume Parent.

Pour simplifier et faciliter le contact entre artistes et propriétaires, le jeune homme issu du monde de l’ingénierie a imaginé, voici deux ans, une solution à la pointe de la technologie, Gallea. Officiellement lancée en janvier dernier, cette plateforme agit comme un réseau d’affichage, une galerie d’art en ligne et un facilitateur de ventes.

« Le principe est relativement simple, détaille le président de Gallea. Les artistes s’inscrivent sur notre site, ils ajoutent leurs œuvres sur leur profil et ils peuvent voir les différents établissements inscrits dans notre réseau. S’il y a une affinité, ils appliquent en ligne. L’établissement reçoit alors des demandes et s’il répond positivement, on met en contact les différents acteurs. » En moins d’un mois, une œuvre peut ainsi se retrouver accrochée au cœur d’une salle à manger ou dans le hall d’accueil d’un hôtel.

Si plusieurs établissements proposent déjà, depuis quelques années, des créations d’artistes, Gallea devrait « améliorer l’expérience pour tout le monde », assure son concepteur. Alors qu’actuellement de petits cartons sont généralement placés sous la peinture et proposent aux clients intéressés de prendre contact avec l’artiste, les équipes de Gallea fournissent plutôt un code : grâce à celui-ci, le public peut, immédiatement, acheter l’oeuvre à partir de son téléphone. « Ce système, plus moderne, est aussi plus efficace, plus rapide, poursuit Guillaume Parent. Sur l’ensemble des ventes faites chez lui, le responsable de l’établissement touchera une commission de 10 %. Mais il y a aussi les revenus indirects, plus difficilement quantifiables, comme la promotion, le bouche-à-oreille… »

Expansion et améliorations

Regroupant déjà 175 artistes et plusieurs centaines d’œuvres, la jeune plateforme montréalaise pourrait rapidement s’installer à Québec et dans l’ensemble de la province. Avant d’éventuellement viser le reste du Canada, voire d’autres pays. « L’art ne connaît pas de frontières », souffle malicieusement Guillaume Parent. Le dirigeant précise que la formule intéresse également d’autres industries, comme le milieu corporatif.

Malgré le jeune âge de Gallea, ses responsables planchent déjà sur de futures améliorations. Il devrait ainsi prochainement être possible d’effectuer des recherches par style pictural ou par couleur dominante, et non uniquement en fonction du prix de l’œuvre. Une carte interactive devrait également permettre de visualiser aisément les différents établissements présentant des œuvres. « Et de créer par exemple des parcours mêlant art et gastronomie… Les possibilités sont nombreuses », précise le fondateur. Qui confie rêver d’un cadre intelligent qui permettrait au client de quitter l’établissement avec, sous le bras, l’oeuvre qu’il viendrait d’acheter. « Il faudrait alors songer à proposer une réserve d’œuvres pour que l’établissement ne se retrouve pas avec des murs nus… Mais ça, c’est un beau problème ! »


(Photos fournies par Gallea)

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