Francine Brulé (Les Enfants Terribles) : Une franchise à la fois

5 avril 2017 - Par Catherine Maisonneuve

Avec maintenant quatre succursales sur l’île de Montréal, une à Laval et bientôt une à Magog, Les Enfants Terribles font des petits et ne cessent de gagner en popularité.

L’été dernier, le restaurant ouvrait sa toute première franchise au sommet de la Place Ville-Marie. Francine Brulé a connu des hauts et de bas lors de cette ouverture, mais confie que ce fut une expérience enrichissante qui aura servi à structurer son concept de franchise. La flamboyante restauratrice n’a donc pas hésité une seule seconde à dire « Oui » à une deuxième franchise, dont l’ouverture est prévue cet été à Magog. « Ouvrir une franchise, c’est beaucoup plus de travail que les gens peuvent le croire, confie la femme d’affaires, ce n’est pas parce que c’est "une franchise" qu’on obtient une carte "passez go et réclamez 100 $"... »

Francine Brulé confie avoir été impliquée et présente à chaque étape du processus lors de l’ouverture de sa première franchise. Les Enfants Terribles, c’est son concept, son bébé et la restauratrice voulait s’assurer que cette bannière respecterait l’esprit et les standards de la marque née en 2007. « J’étais sur place tous les jours, dès l’ouverture des portes le 3 juillet jusqu’au mois de septembre. On était tous là, 18 heures par jour, et on a fait ce qu’on a pu.... Je n’aurais jamais pu me douter de ce qui allait arriver. J’ai passé l’été à éteindre des feux. »

Une ouverture sur les chapeaux de roues

Prévue en février, l’inauguration de la succursale Place Ville-Marie ouvrira finalement en juillet. La restauratrice avoue avoir été totalement prise de court par la popularité démesurée des Enfants Terribles Place Ville-Marie dès son ouverture. « D’avoir 750 personnes qui essayent d’appeler pour réserver et 1 500 personnes qui se présentent à la porte chaque jour, disons qu’il n’y a pas grand’monde en restauration qui a vécu ça, confie-t-elle. En tant que restaurateur, tu ne peux pas prévoir, c’est impossible, et même si tu prévois, tu ne peux pas engager et former ton personnel adéquatement. Quand tu ouvres un nouveau restaurant, tu le sais d’avance que 50 % de ton personnel ne fera pas deux mois. C’est ça, la restauration... »

Les premiers mois de l’ouverture ont été très éprouvants pour la franchisée qui a dû essuyer de virulentes critiques. « Après trois mois, c’était un peu dur comme critiques. Selon moi, il y a deux façons de le voir. Les critiques auraient pu dire : "Wow, méchante affaire, ça marche tellement fort qu’ils ne fournissent pas", mais ça ne s’est pas passé comme ça... Et les gens oublient vite. Sarto (Chartier-Otis) a été avec nous pendant cinq ans. Guillaume (Belisle-Daly), pendant sept ans. Je trouve qu’on a fait de belles choses pour l’industrie. Les Enfants Terribles, c’est un beau concept qui marche fort, et qui est super accessible. On met de l’avant les produits locaux, on a du bon monde en place et c’est le fun. »

Un modèle de franchise

La femme d’affaires confie avoir énormément appris dans cette aventure. Elle a dû s’ajuster, changer des procédures, mettre en place des standards et des méthodes de travail qui lui auront servi de modèle pour ses autres franchises. « Maintenant, on détaille tout. Je suis plus organisée et j’ai un modèle de franchise super détaillé. En fin de compte, on est heureux de s’en être sortis vivants, confie Francine en riant. Et là on prépare Magog avec beaucoup plus de structure. » Les Enfants Terribles Magog doit ouvrir au début de l’été. « Mais j’ai appris qu’une ouverture, on ne sait jamais quand ce sera prêt... »

Ce sera la deuxième franchise. Sans doute pas la dernière.

(Crédit photo : Jean-Yves Bruel)

Les Enfants Terribles Place Ville Marie, 3 Place Ville Marie, Montréal

À lire aussi !




PROPOSEZ UNE
NOUVELLE !


© HRI 2012-2018
Tous droits réservés.

HRImag est un média francophone (site Web et magazine papier) qui offre de l'information de pointe sur l'industrie des HRI (hôtels, restaurants et institutions.